Les essaims d'activité mineure des Pégasides (maximum le
9 juillet) et des Phoenicides de juillet (pic le 13 juillet) tombent près
de la Pleine Lune cette année. Ensuite, l'essaim de faible activité
des Sagittarides, proche de l'écliptique, se termine mi-juillet,
alors que les différentes sources des Aquarides et les α-Capricornides
reprennent le flambeau, avec un complexe d'essaims liés à
l'écliptique actifs jusqu'en août. La Nouvelle Lune favorise
plus particulièrement les pics fin-juillet, jusqu'à celui
des ι-Aquarides sud début-août. Le
maximum prévu des δ-Aquarides nord, le 8
août, et le pic d'activité majeur des Perséides (dont
le maximum devrait avoir lieu entre 23h et 1h30m
TU dans la nuit du 12 au 13 août, ainsi
que d'autres pics le 13 août vers 2h et 9h
TU qui pourraient avoir lieu selon les conclusions tirées des dernières
observations) souffriront tous deux de la Pleine Lune d'août. Des
simulations réalisées par Peter Brown il y a plusieurs années
ont suggéré une possible hausse de l'activité des
perséides cette année, même si elle ne devrait pas
être aussi importante qu'en 2004. L'horaire de cette relance d'activité,
qui ne devrait pas être trop éloigné de celui du pic
principal, n'est pas connu. Les conditions d'observation s'améliorent
ensuite pour les pics des essaims des κ-Cygnides
et des ι-Aquarides nord. Début septembre,
le maximum des α-Aurigides devrait survivre à
la Lune brillante, mais celui des δ-Aurigides le
9 septembre sera perdu dans la lumière sélène. Leur
possible maximum secondaire, plus faible, sera favorisé plus tard
dans le mois, comme l'est celui des Piscides. Pour les observateurs radio
diurnes, l'intérêt de mai-juin a diminué, mais il subsiste
l'essaim inobservable à l'oeil nu des γ-Léonides
(pic vers 15h TU le 25 août, bien que passé
inaperçu dans les derniers résultats radio), et celui, très
difficile à observer visuellement, des Sextantides. Leur maximum
est prévu le 27 septembre, vers 16h TU, mais il pourrait
avoir lieu un jour plus tôt. En 1999, une forte activité a
été enregistrée à λ ~ 186°
ce qui correspondrait au 29 septembre 2006, tandis qu'en 2002, le pic du
27 septembre n'a pas été détecté, mais un autre,
vers le 29 —30 l'a été ! Un débat
se déroule actuellement quant à savoir si plusieurs maxima
mineurs début octobre ne pourraient être attribués
à cet essaim radio. Le croissant lunaire ne rajoutera pas de difficultés
pour ceux qui voudraient tenter d'observer à l'oeil nu des Sextantides
fin septembre, ce qui est déjà assez compliqué car
le radiant ne se lève que moins d'une heure avant l'aube depuis
les deux hémisphères...
Piscis-Austrinides et Complexe des Aquarides/Capricornides
Piscis-Austrinides (PAU)
Actif: du 15 juillet au 10 août; Maximum: 28 juillet (λ = 125°); ZHR = 5;
Radiant: α = 341°, δ = -30°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 35 km/s; r = 3.2;
TFC: α = 255° to 000°, δ = 00° to +15°,
choisir des paires séparées de 30° en α (β < 30° N).
δ-Aquarides sud (SDA)
Actif: du 12 juillet au 19 août; Maximum: 28 juillet (λ = 125°); ZHR = 20;
Radiant: α = 339°, δ = -16°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 41 km/s; r = 3.2;
TFC: α = 255° to 000°, δ = 00° to +15°,
choisir des paires séparées de 30° en α (β < 40° N).
α-Capricornides (CAP)
Actif: du 3 juillet au 15 août; Maximum: 30 juillet (λ = 127°); ZHR = 4;
Radiant: α = 307°, δ = -10°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 23 km/s; r = 2.5;
TFC: α = 255° to 000°, δ = 00° to +15°,
choisir des paires séparées de 30° en α (β < 40° N);
PFC: α = 300°, δ = +10° (β > 45° N),
α = 320°, δ = -05° (β 0° to 45° N),
α = 300°, δ = -25° (β < 0°).
ι-Aquarides sud (SIA)
Actif: du 25 juillet au 15 août; Maximum: 4 août (λ = 132°); ZHR = 2;
Radiant: α = 334°, δ = -15°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 34 km/s; r = 2.9;
TFC: α = 255° to 000°, δ = 00° to +15°,
choisir des paires séparées de 30° en α (β < 30° N).
ι-Aquarides nord (NIA)
Actif: du 11 au 31 août; Maximum: 20 août (λ = 147°); ZHR = 3;
Radiant: α = 327°, δ = -06°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 31 km/s; r = 3.2;
TFC: α = 255° to 000°, δ = 00° to +15°,
choisir des paires séparées d'environ 30° en α (β < 30° N).
Une récente analyse des observations à l'oeil nu des courants
des Aquarides et des α-Capricornides réalisée
par Audrius Dubietis et Rainer Arlt a été publiée
dans l'édition du 24 juin du journal WGN de l'IMO (32:3,
pp. 69 —76), couplée à une analyse
de la position du radiant par des observations vidéo de Y. et T.
Shigeno dans la même édition (pp. 77 —80).
Elles confirmèrent que les maxima des SDA et CAP tombent aux alentours
des 28—30 juillet et 30 —31 juillet,
avec des ZHRs d'environ 15 et 5 respectivement. Les SIA et NIA n'apparaissent
pas du tout clairement, ce qui n'est pas surprenant vu que leur ZHRs sont
proches des limites de détection visuelle, mais le plus étrange
est venu avec les NDA, pour lesquelles aucun maximum distinct n'a pu être
mis en évidence. Leur ZHRs ne dépasse jamais ~ 3.
Il n'y avait également que de faibles preuves de la présence
de cet essaim dans les observations vidéo japonaises. Tout cela
suggèrerait que les NDA seraient bien moins actives qu'on ne le
pensait auparavant, et ne produiraient plus de maximum assez important
pour être détecté à l'oeil nu. Les paramètres
de l'essaim n'ont pas été modifié d'après ces
recherches récentes, car il y a relativement peu de différences
entre les nouvelles valeurs établies pour les sources les plus actives.
Les observateurs doivent être conscients que les taux d'activité
des SDA et CAP pourraient être meilleurs après la date indiquée
ci-dessus, et que les ZHRs maximum peuvent différer légèrement
de ceux donnés.
Les PAU n'ont pas été étudiées par ces deniers
travaux, mais de même que le complexe des Aquarides, ce sont tous
des courants riches en météores faibles, ce qui privilégie
les travaux télescopiques, même s'il existe assez de spécimens
brillants pour que les observations à l'Å“il nu et la photographie
soient valables, surtout depuis les sites les plus au sud. Des travaux
dans le domaine radio peuvent également être menés
pour rechercher les SDA essentiellement, car c’est le plus actif de ces
essaims. Les CAP sont remarquables pour leurs météores brillants
– parfois des bolides -, qui, combinés à leur faible vitesse
apparente, en font des objets parmi les plus impressionnants et les plus
intéressants que puisse espérer un observateur. Une petite
remontée du ZHR des CAP à ~ 10 a été
remarquée en 1995 par des observateurs européens de l’IMO,
bien que seules les SDA étaient auparavant suspectées d’une
variabilité occasionnelle.
Une telle concentration de radiants dans une si petite région
du ciel crée des difficultés pour associer précisément
les météores à leur essaim. Les observateurs à
l'œil nu devraient notamment tracer tous les membres potentiels de ces
radiants plutôt que d'essayer de les différencier directement
dans le ciel. Une seule exception peut être faite lorsque les SDA
sont proches de leur maximum, surtout pour les sites les plus au sud, car
les taux deviennent alors trop grands pour tracer les météores.
Tous ces radiants sont situés au-dessus de l'horizon pendant
la majeure partie de la nuit, donc ce sont uniquement ceux dont les pics
auront lieu vers la Pleine Lune qui seront perdus. En 2006, la Nouvelle
Lune tardive favorisera les maxima des PAU, SDA et CAP, tandis que la Lune
gibbeuse permettra d'observer un peu les SIA début août. Les
plus grandes victimes de la Lune restent les NDA, la Nouvelle Lune d'août
ne laissant ses chances qu'aux NIA. Les NIA ont un maximum mal défini,
et qui n'a pas été confirmé ces dernières années,
et qui se situerait entre λ = 148° —151°
d'après les résultats obtenus en 1988
—95, et ce qui signifierait que les meilleurs taux (qui seront
faibles dans tous les cas) auraient lieu plusieurs jours après le
pic prévu le 20 août. Si c'est le cas, elles devraient apparaître
dans un ciel sans Lune.
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κ-Cygnides (KCG)
Actif: du 3 au 25 août; Maximum: 18 août (λ = 145°); ZHR = 3;
Radiant: α = 286°, δ = +59°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 25 km/s; r = 3.0;
PFC: α = 330°, δ = +60° and α = 300°, δ = +30° (β > 20° N).
Même si le croissant lunaire se lèvera vers minuit, cela ne
créera que peu de problèmes pour observer le pic prévu
des κ-Cygnides cette année depuis les sites
de l'hémisphère Nord, d'où l'essaim est aisément
accessible. Son indice de population r suggère que les observateurs
utilisant des méthodes télescopiques et radio devraient en
profiter, mais les observateurs à l'Å“il nu ou utilisant la photographie
devraient tenir compte du fait que des bolides lents et occasionnels en
provenance de cette source ont également été enregistrés.
La position quasi-immobile du radiant est due à sa grande proximité
du pôle nord céleste situé dans le Dragon. Il est possible
qu'il y ait des variations de son activité à certaines périodes,
peut-être liées à une périodicité d'apparition
des bolides, mais nous avons besoin de plus amples données sur cet
essaim qui est souvent oublié au profit des Perséides en
août.
Aurigids
α-Aurigides (AUR)
Active: du 25 août au 8 septembre; Maximum: 1er septembre, à 6h30m TU (λ = 158°6); ZHR = 7;
Radiant: α = 84°, δ = +42°; Dérice du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 66 km/s; r = 2.6;
TFC: α = 052°, δ = +60°; α = 043°, δ = +39° and α = 023°, δ = +41° (β > 10° S).
Cet essaim plus facilement observable depuis l'hémisphère
Nord feraint partie d’une série d’essaims peu observés dont
les radiants sont localisés dans le Bélier, Persée,
Cassiopée et le Cocher, actifs de fin août à octobre.
Des observateurs britanniques et italiens ont enregistré indépendamment
un nouveau radiant possible dans le Bélier fin août 1997,
par exemple. Cet essaim, ainsi que les δ-Aurigides
situées à proximité ont été récemment
étudiées par les analystes Audrius Dubietis et Rainer Arlt,
utilisant les données standard produites depuis 1986, et les paramètres
de ces essaims ont été mis à jour.
De ceux deux sources, les α-Aurigides sont les
plus actives , avec de courts sursauts d’activités inattendus ayant
donné des EZHRs d’environ ~ 30 —40 en 1935,
1986 et 1994, mais il n’a été surveillé régulièrement
que depuis peu de temps, donc d’autres sursauts d’activité
ont pu être manqués. Seulement trois observateurs ont observé
les sursauts de 1986 et 1994, par exemple !
Les δ-Aurigides sont probablement la combinaison
de deux sources mineures séparées, mais peut-être liées,
les Perséides de septembre et les δ-Aurigides,
dont les périodes d’activité et les radiants se superposent.
Les essaims ne sont probablement pas différentiables par les observateurs
à l’œil nu, qui sont appelés à utiliser les paramètres
de la liste d'essaims actifs (tableau 5 ci-dessous), bien que ces derniers
proviennent de la partie liée aux « Perséides de septembre
». Ceux liés aux « δ-Aurigides
» donneraient plutôt un faible maximum à la longitude
héliocentrique λ = 181° (le 24 septembre
2006 ; {\rm ZHR} ~ 3, r = 2.5).
Les radiants situés à l'intérieur et autour du
Cocher atteingnent une élévation utile après 23h-0h
heure locale. C'est pourquoi le pic des α-Aurigides
du 1er septembre est plus favorisé que le pic principal des δ-Aurigides,
car la Lune se couche bien avant cet horaire. Mais les conditions seront
encore favorable pour le pic des δ-Aurigides du
24 septembre, avec un croissant de Lune. Des données télescopiques
pour étudier tous les radiants de cette région du ciel -
et peut-être observer simultanément les &bêta;-Cassiopéides
– seraient intéressantes, mais des photographies, des enregistrements
vidéo et des tracés réalisés à l'Å“il
nu seront également les bienvenus.
Piscides (SPI)
Actif: du 1er au 30 septembre; Maximum: 20 september (λ = 177°); ZHR = 3;
Radiant: α = 005°, δ = -01°; Dérive du radiant: voir Tableau 6 (page 23);
v∞ = 26 km/s; r = 3.0;
TFC: α = 340° to 020°, δ = -15° to +15°,
choisissez des paires de champs d'observation séparés de 30° en α (quelque soit le &bêta;).
Audrius Dubietis a mené début 2001 une étude sur
les Piscides (autrefois connu sous le nom de Piscides du sud; mais aucun
autre radiant dans les Poissons n'y a été
enregistré à l'Å“il nu depuis plusieurs années)
basée sur les données de l'IMO récoltées pendant
la période 1985—99, qui a confirmé
que les caractéristiques de l'essaim utilisées étaient
correctes, et a ainsi bien montré que l'essaim était toujours
l'un de ceux qui sont les moins observés ! Aux alentours du maximum,
le radiant est très proche du point vernal, et il peut donc être
observé également des deux hémisphères tout
au long des nuits proches de l'équinoxe d'automne. Cette année,
la Nouvelle Lune de septembre réserve d'excellentes conditions d'observation.
Des méthodes d'observation télescopiques et vidéo
peuvent être utilement employées pour étudier les Piscides,
parallèlement à l'utilisation de tracés méthodiques
des trajectoires de météores observés à l'Å“il
nu.