La Nouvelle Lune de juillet amène avec elle des cieux sombrespour les essaims mineurs des Pégasides et des Phœnicides de juillet, tandis que l’activité de l’essaim de faible activité lié à l’écliptique des Sagittarides, s’achève mi- juillet. Les diverses sources d’activité des Aquarides et α-Capricornides prennent ensuite le relais de ces complexes d’essaims proches de l’écliptique jusqu’en août, date à partir de laquelle viennent les Piscides, actives pendant le mois de septembre (dont le maximum probable le 19 a lieu dans de mauvaises conditions de luminosité sélène). Les deux meilleurs pic de la fin juillet, dus aux δ-Aquarides sud et aux α-Capricornides ont la présence d’une Lune croissante, mais devraient rester visible, surtout pour les observateurs du sud, de même que les Pisces-Austrinides. La Nouvelle Lune de début août est une bonne nouvelle pour les petits maxima des ι-Aquarides sud et des δ- Aquarides nord, ainsi que pour les Perséides. Ensuite, les conditions se détériorent, mais cela n’influera que sur la faible activité des κ- Cygnides, et le très faible pic des ι-Aquarides nord, les 17 et peut-être 19 août respectivement. Il est à noter que le maximum des ι-Aquarides nord est mal déterminé. Il peut tomber entre sol = 148°-151°, 21-24 août, selon les résultats de l’IMO obtenus entre 1988 et 1995, ou autour de sol = 147°, le 19 août, selon des données plus anciennes. Ensuite, les deux maxima des α- et δ-Aurigides début septembre seront libérés de toute Lune. Pour les observateurs diurnes, l’intérêt de mai-juin diminue, mais il reste les γ- Léonides, inobservables à l’œil nu (pic aux alentours du 25 août, à 9h TU, bien qu’il n’a pas été détecté dans les résultats radio récents), et un essaim difficile à observer en visuel, les Sextantides. Leur maximum est attendu pour le 27 septmebre, à 9h TU, mais pourrait avoir lieu un jour plus tôt. En 1999, une activité importante a été enregistrée à sol ~ 186°, ce qui équivaut au 29 septembre 2005, tandis qu’en 2002, le pic du 27 septembre n’a pas été observé, mais un autre autour des 29-30 septembre l’a été! Des discussions ont actuellement lieu pour savoir si les différents maxima début octobre peuvent être liés à cet essaim radio. La Lune décroissante ne rajoute que peu de difficultés à celles que rencontreront les observateurs qui espèrent apercevoir des Sextantides fin septembre, défi rendu ardu par un radiant qui ne se lève qu’une heure avant l’aube dans les deux hémisphères.
Actif : du 7 au 13 juillet;
Maximum : le 9 juillet (sol = 107.107°);
ZHR = 3 ;
Radiant : alpha = 340°, delta = +15°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 70 km/s;
r = 3.0;
TFC : alpha = 320°, delta = +10° et
alpha = 332°, delta = +33° (bêta > 40° N)
alpha = 357°, delta = +02° (beta < 40° N).
Figure 5 - Position du radiant des Pégasides.
Surveiller cet essaim dont la période d’activité est très courte n’est pas facile, car quelques nuits nuageuses sont synonymes de sa perte pour les observateurs à l’œil nu. L’essaim est plus facilement observable en deuxième partie de nuit. Par conséquent, la Lune croissante se couchant en milieu voire en fin de soirée les 9-10 juillet fournit des conditions quasi-parfaites pour les observateurs situés au nord ou au sud de l’équateur cette année. Le ZHR maximal est généralement bas, et des météores faibles et rapides sont attendus, ce qui favorise les observations télescopiques.
Actif : du 10 au 16 juillet;
Maximum : le 13 juillet (sol = 111°);
ZHR = variable entre 3 et 10;
Radiant : alpha = 032°, delta = - 48°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 47 km/s;
r = 3.0;
TFC : alpha = 041°, delta = - 39° et
alpha = 066°, delta = - 62° (bêta < 10° N)
Cet essaim d'activité mineure peut être observé de l'hémisphère sud, d'où le radiant atteint une élévation utile au-dessus de l'horizon après minuit. C'est une bonne année pour l'observer, car la Lune croissante se couche entre minuit et 1h heure locale pour la plupart des sites d’observation de l’hémisphère sud. L'activité observable à l'œil nu peut être assez variable, et en fait, les observations montrent que se serait une source encore plus riche dans le domaine radio (peut-être aussi pour les observations télescopiques; mais plus de résultats sont nécessaires). Cela fait longtemps que le pic n'a pas été correctement observé. Les dernières années ont donné des ZHRs maximums inférieurs à 4, lorsque la météo hivernale n'empêchait pas toute surveillance. Plus de données seraiet les bienvenues!
Figure 6 - Position du radiant des Phœnicides de juillet.
Actif : du 15 juillet au 10 août;
Maximum : le 28 juillet (sol = 125°);
ZHR = 5;
Radiant : alpha = 341°, delta = -30°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 45 km/s;
r = 3.2;
TFC : alpha = 255° à 0°, delta = 0° à +15°,
choisir des paires de champ de vision séparés d'environ 30° en α (bêta < 30°N).
Actif : du 12 juillet au 19 août; Maximum : le 28 juillet (sol = 125°); ZHR = 20; Radiant : alpha = 339°, delta = -16°; Dérive du radiant : voir tableau 6; V = 41 km/s; r = 3.2; TFC : alpha = 255° à 0°, delta = 0° à +15°,
choisir des paires de champ de vision séparés d'environ 30° en >α(bêta < 30°N).
Actif : du 3 juillet au 15 août;
Maximum : le 30 juillet (sol = 127°);
ZHR = 4;
Radiant : alpha = 307°, delta = -10°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 23 km/s;
r = 2.5;
TFC : alpha = 255° à 0°, delta = 0° à +15°,
choisir des paires de champ de vision séparés d'environ 30° en α (bêta < 30°N).
PFC : alpha = 300°, delta = +10° (beta > 45° N), alpha = 320°, delta = -05° (β> from 0° to 45° N),
alpha = 300°, delta = -25° (beta < 0°).
Actif : du 25 juillet au 15 août;
Maximum : le 4 août (sol = 132°);
ZHR = 2;
Radiant : alpha = 334°, delta = -15°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 34 km/s;
r = 2.9;
TFC : alpha = 255° à 0°, delta = 0° à +15°,
choisir des paires de champ de vision séparés d'environ 30° en α (bêta < 30°N).
Actif : du 15 juillet au 25 août;
Maximum : le 8 août (sol = 136°);
ZHR = 4;
Radiant : alpha = 335°, delta = -05°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 42 km/s;
r = 3.4;
TFC : alpha = 255° à 0°, delta = 0° à +15°,
choisir des paires de champ de vision séparés d'environ 30° en α (bêta < 30°N).
Figure 7 - Position des radiants des Capricornides, et des δ-Aquarides nord et sud.
Figure 8 - Position des radiants des ι-Aquarides nord et sud, et des Pisces-Austrinides.
Les Aquarides et Pisces-Austrinides sont des courants riches en météores faibles, ce qui privilégie les travaux télescopiques, même s'il existe assez de spécimens brillants pour que les observations à l'œil nu et la photographie soient valables, surtout depuis les sites les plus au sud. Des travaux dans le domaine radio peuvent également être menés pour rechercher les δ-Aquarides sud essentiellement, car c’est le plus actif de ces essaims. Les α- Capricornides sont remarquables pour leurs météores brillants – parfois des bolides -, qui, combinés à leur faible vitesse apparente, en font des objets qui sont parmi les plus impressionnants et les plus intéressants que puisse espérer un observateur. Une petite remontée du ZHR des α-Capricornides à ~10 a été remarqué en 1995 par des observateurs européens de l’IMO, bien que les δ- Aquarides sud étaient auparavant le seul de ces courant à être suspecté d’une variabilité occasionnelle.
Une telle concentration de radiants dans une si petite région du ciel implique qu’il est essentiel d’être au courant de la position de tous ces radiants pour associer les météores à leur radiant respectif. Les observateurs à l'œil nu devraient notamment tracer tous les membres potentiels de ces radiants plutôt que d'essayer de les différencier directement dans le ciel. Une seule exception peut être faite lorsque les δ-Aquarides sud sont proches de leur maximum, surtout pour les sites les plus au sud, car les taux deviennent alors trop grands pour tracer les météores.
En 2005, la Lune décroissante se levant tôt, elle peut créer des nuisances, surtout pour les observateurs les plus au nord qui voudraient couvrir les maxima fin juillet, tandis que les observateurs plus au sud verront la Lune se lever plus tard pour les pics des 28 et 30 juillet. Les faibles météores des ι- Aquarides sud apparaîtront au bon moment – pas loin de la Nouvelle Lune, et les δ-Aquarides nord auront aussi des conditions favorables; laissant les ι-Aquarides nord parées de la Pleine Lune lors de leur maximum mal défini. Tous ces radiants au-dessus de l’horizon pendant la plus grande partie de la nuit.
Actif : du 17 juillet au 24 août;
Maximum : le 12 août, à 17h-19h30m TU (sol = 140.140°-140.1°), mais voir le texte;
ZHR = 100;
Radiant : alpha = 046°, delta = +58°;
Dérive du radiant : voir tableau 6;
V = 59 km/s;
r = 2.6;
TFC : alpha = 019°, delta = +38° et
alpha = 348°, delta = +74° avant 2h heure locale;
alpha = 043°, delta = +38° et
alpha = 073°, delta = +66° après 2h heure locale (bêta > 20° N);
PFC : alpha = 300°, delta = +40°,
alpha = 000°, delta = +20° ou
alpha = 240°, delta = +70° (bêta > 20° N);
Les Perséides furent l'un des essaims météoriques les plus intéressants et les plus dynamiques des années 1990, avec des sursauts d'activité pouvant donner des EZHRs de 400 et plus lors d'un nouveau maximum primaire enregistré en 1991 et 1992. Les taux de ce pic décrurent à ~100-120 à la fin des années 1990, et en 2000, il n'a plus apparu pour la première fois. Ce n'était pas vraiment inattendu, car les sursauts d'activité et le pic primaire (qui n'avait pas été remarqué avant 1988) étaient associés au passage au périhélie en 1992 de la comète à l’origine de l’essaim 109P/Swift-Tuttle. La période orbitale de la comète est d'environ 130 ans, donc elle est en train de s'éloigner en direction du Système Solaire externe, et la théorie prévoit que les taux des sursauts d'activité doivent diminuer au fur et à mesure que la comète s'éloigne de la Terre.
Une dérive annuelle de +0.05° en longitude héliocentrique a été déduite des données obtenues de 1991 à 1999, ce qui donnerait peut-être un pic primaire aux alentours de 18h30 TU le 12 août (sol = 140.06°) c’est-à-dire avant l’horaire du maximum prévu le plus probable, celui du pic « traditionnel »qui a toujours été trouvé, et donné ci-dessus. Une autre caractéristique, enregistrée uniquement dans les données de l'IMO de 1997 à 1999, est un pic tertiaire à une longitude héliocentrique de 140.4°, ce qui, si cela se répétait, donnerait un maximum à 3h TU le 13 août. Des chercheurs ont supposé il y a quelques années que les années 2004-2006 pourraient voir le retour du pic primaire. Aucune prévision spécifique à l’année 2005 n’a été réalisée avant l’élaboration de ce Calendrier d’essaim météoriques, mais si des prédictions venaient à venir, elles devraient figurer dans le journal de l’IMO WGN, ou sur la liste de diffusion IMO-News, et les observateurs doivent prendre conscience de cette possibilité.
Figure 9 - Position du radiant des Perséides.
Quoiqu'il arrive, et quelle que soit la date à laquelle tomberont les pics autour du 12 août, la Lune croissante, juste avant le Premier Quartier, se couchera pour les latitudes nord moyennes lorsque le radiant atteindra une élévation utile, entre 22h-23h, heure locale. Le radiant gagne ensuite de l’altitude tout au long de la nuit pour ces sites les mieux placés. Les horaires des maxima du 12 août donnent une zone de meilleure visibilité allant du Proche-est à l’est de l’Asie, en incluant le Japon, bien que plus le pic sera tardif, plus les régions situées les plus à l’est seront défavorisées. Les horaires pour le 13 août donne une zone de visibilité s’étendant de l’ouest de l’Europe et de l’Afrique du Nord à l’est jusqu’aux rivages de l’Amérique du Nord et du nord de l’Amérique du sud, passant donc au-dessus de l’Océan Atlantique nord.
Les observateurs à l'œil nu et les photographes ne devraient pas avoir besoin de recevoir trop d'encouragements pour surveiller cet essaim, mais des observations télescopiques et vidéo autour du pic principal seraient utiles pour confirmer et définir plus précisément la possible multiplicité du radiant des Perséides, qui n'est pas détectable à l'œil nu. Des résultats vidéo récents ont montré un radiant certainement très simple, et ponctuel. Des données radio permettraient évidemment une confirmation, ou la détection, de maxima encore inobservés, en supposant qu’il y en ait plusieurs, si les horaires et les conditions météo se révèlent inadaptés pour les observations visuelles. L'unique aspect négatif de cet essaim est qu'il n'est pas possible de le surveiller depuis la majeure partie de l'hémisphère sud.
Actif : du 25 août au 8 septembre;
Maximum : le 1er septembre, à 0h TU (sol = 158.158°);
ZHR = 7;
Radiant : alpha = 84°, delta = +42°;
Dérive du radiant : voir Tableau 6;
V = 66 km /s;
r = 2.6;
TFC : alpha = 052°, delta = +60°,
alpha = 043°, delta = +39° et
alpha = 023°, delta = +41° (bêta>10° S).
Actif : du 5 septembre au 10 octobre;
Maximum : le 9 septembre (sol = 166.166°);
ZHR = 5;
Radiant : alpha = 060°, delta = +47°;
Dérive du radiant : voir Tableau 6;
V = 64 km /s;
r = 2.9;
TFC : alpha = 052°, delta = +60°,
alpha = 043°, delta = +39° et
alpha = 023°, delta = +41° (bêta>10° S).
Figure 10 - Position des radiants des α- et δ-Aurigides.
Ces deux essaims observables surtout depuis l’hémisphère nord sont excellemment placés pour que les cieux soit bien sombres autour de la Nouvelle Lune de septembre de cette année, donc toutes les opportunités d’observation devraient être saisies pour assurer l’obtention de plus de données sur eux. Ils se présentent comme une partie d’une séries d’essaims peu observés dont les radiants sont localisés dans le Bélier, Persée, Cassiopée et le Cocher, actifs de fin août à octobre. Des observateurs britanniques et italiens ont enregistré indépendamment un nouveau radiant possible dans le Bélier fin août 1997, par exemple. Ces deux sources des Aurigides ont été récemment étudiées par les analystes Audrius Dubietis et Rainer Arlt, utilisant les données standard produites depuis 1986, et les paramètres de ces essaims ont été mis à jour.
Les α-Aurigides sont les plus actives , avec de courts sursauts d’activités inattendus ayant donné des EZHRs d’environ 30-40 en 1935, 1986 et 1994, mais il n’a été surveillé régulièrement que depuis peu de temps, donc d’autres sursauts d’activité ont pu être manqués. Seulement trois observateurs ont observé les sursauts de 1986 et 1994, par exemple!
Les δ-Aurigides représentent probablement la combinaison de deux sources mineures séparées, mais peut-être liées, les Perséides de septembre et les δ-Aurigides, dont les périodes d’activité et les radiants se superposent. Les essaims ne sont probablement pas différentiables par les observateurs à l’œil nu, qui sont appelés à utiliser les paramètres indiqués ci- dessus, bien que ces derniers proviennent de la partie liée aux « Perséides de septembre ». Ceux liés aux « δ-Aurigides » donneraient plutôt un faible maximum à la longitude héliocentrique de 181° ( les 23-24 septembre 2005; avec un ZHR~3, r=2.5).
Le radiant atteint une élévation utile après 23h-0h heure locale, le croissant lunaire grandissant octroiera donc des conditions d’observation idéales, se couchant au pire en milieu de soirée le 9 septembre. Les conditions seront par contre bien moins favorables pour le pic possible du 23-24 septembre, avec une Lune gibbeuse décroissante. Des données télescopiques pour étudier tous les radiants de cette région du ciel - et peut-être observer simultanément les bêta-Cassiopéides – seraient intéressantes, mais des photographies, des enregistrements vidéo et des tracés réalisés à l'œil nu seront également les bienvenus.