Calendrier d'essaims météoriques

Compilé par Alastair McBeath et à partir des informations contenues dans l'IMO Monograph. No.2 Handbook for Visual Meteor Observers (Manuel d'observation des météores à l'œil nu)

Edité par Jürgen Rendtel, Rainer Arlt et Alastair McBeath, IMO, 1995. Renseignements complémentaires fournis par l'analyse des données fiables réalisée depuis. Traduit par Karl Antier Préparé pour WWW par Luc Bastiaens.

Le plus gros de ce calendrier est la liste des essaims météoriques actifs, réalisée grâce à de régulières remises à jour des analyses utilisant la base de données des observations à l’œil nu de l'IMO, l’unique et la plus précise des listes d’observation à l’œil nu actuellement disponibles. Mais cela ne peut être une liste exhaustive de tous les essaims météoriques, car beaucoup d'entre eux ne peuvent être détectés à l'œil nu et ne peuvent être différenciés des météores sporadiques, présents toute l'année, que par des techniques d'observation photo, radar ou télescopiques.

L'objectif de l'IMO est d'encourager, de collecter, d'analyser et de publier les données sur les météores, combinées après avoir été obtenues depuis différents sites tout autour du globe, pour approfondir nos connaissances sur l'activité météorique détectable depuis la surface terrestre. Des résultats provenant de peu d'endroits localisés ne pourront jamais permettre une compréhension totale de ces phénomènes, et c'est grâce aux efforts des nombreux observateurs de l'IMO partout dans le monde depuis 1988 que nous avons réussi à avoir tout ce que nous avons aujourd’hui. Ce n'est pas une question d'autosatisfaction, car c'est uniquement grâce au support continuel de beaucoup de personnes à travers le monde entier que nos avancées vers une compréhension meilleure et plus complète des flux de particules proches de la Terre ont pu être réalisées. Ceci signifie que tous les travailleurs sur les météores, d'où qu'ils soient et quelle que soit leur méthode qu’ils utilisent pour enregistrer les météores, devraient suivre la méthode standard de l'IMO quand ils compilent leurs observations et les envoient à la commission d'analyse appropriée le plus rapidement possible.

Les techniques d'observation à l'œil nu ou photographiques sont les plus populaires pour les observateurs nocturnes de météores (quand le temps le permet), bien que ces deux méthodes sont fortement dépendantes de la présence de la Lune. Les observations télescopiques sont beaucoup moins répandues, mais elles permettent de détailler la structure des radiants et de détecter avec précision les essaims de très faible activité. Les méthodes vidéo continuent d'être utilisées de façon dynamique depuis ces quelques dernières dizaines d'années et commencent à porter sensiblement leurs fruits. Ces dernières ont les avantages, et les inconvénients, des observations photographiques et télescopiques, plus d'autres qui lui sont propres, mais leur importance ne cesse de croître. Les récepteurs radio peuvent être utilisés tout le temps, quelle que soit la couverture nuageuse, la présence de la Lune, ou du Soleil, et sont l'unique moyen de surveiller l'activité météorique 24h/24 pour la plupart des latitudes. Combinées, ces méthodes couvrent quasiment toute la gamme de taille des météoroïdes, celle-ci s'étendant des très gros bolides (en utilisant des patrouilles d'observation vidéo et photographique couvrant tout le ciel et les observations à l'œil nu) aux minuscules grains de poussières produisant de très faibles météores en l'observation radio ou télescopique.

Nous vous souhaitons à tous une bonne année d'observations quelles que soient vos méthodes et vos périodes d'observations et nous attendons avec impatience vos propres données. Bons cieux!