rédigé par Alastair McBeath. A partir d'informations extraites de l'IMO Monograph No. 2: Handbook for Visual Meteor Observers}, réalisé par Jürgen Rendtel, Rainer Arlt et Alastair McBeath, IMO, 1995, en tenant compte des modifications explicitées dans le WGN 34:3 (Juin 2006), pp. 71-84, et des corrections correspondantes, ainsi que de tout ce qui a pu être extrait des analyses de données fiables réalisées depuis. Remerciements particuliers à Rainer Arlt, David Asher, Jeff Brower, David Entwistle, Esko Lyytinen et Jérémie Vaubaillon pour leurs précieuses discussions concernant plusieurs événements à venir en 2009.
Bienvenue sur le Calendrier d'Essaims météoriques 2009 de l'International Meteor Organization (IMO). Des essaims annuels les plus actifs, ce sont les Quadrantides, les Lyrides, les ?-Aquarides, les d-Aquarides Sud, les Orionides, les Léonides et les Géminides qui profiteront des meilleures conditions lunaires, ainsi que les Ursides, qui sont parfois assez actives en décembre. En tenant uniquement compte de l'activité qui est attendue d'eux, les essaims qui seront a priori les plus intéressants sont les ?-Aquarides et les Orionides (qui ne devraient pas être loin du maximum du cycle de 12 ans de leur ZHR en 2009, les Orionides ayant déjà connu des sursauts d'activité en 2006 et 2007, mais pour des raisons différentes), les Perséides, en présence de la Lune, qui devraient de nouveau présenter un maximum additionnel cette année, et les Léonides, dont les ZHRs pourraient atteindre 100+, et même (si nous sommes assez chanceux), se rapprocher de nouveau des niveaux d'activité d'une pluie de météores ! Pour les observateurs radio, ainsi que les amateurs de bolides en plein jour, la traversée d'une zone plus dense en poussières est de nouveau possible en juin-juillet avec les Taurides. Il existe des essaims dont la plus faible activité doit cependant être surveillée, et dans l'idéal, l'observation des météores devrait être menée tout-au-long de l'année pour surveiller aussi bien les sources déjà répertoriées que les nouvelles. Nous comprenons que cela est difficilement réalisable pour la majorité des observateurs, et le but de ce Calendrier des Essaims est justement, depuis 1991, de mettre en évidence les périodes pendant lesquelles un effort particulier devrait être fourni.
La plus grande partie du Calendrier est la Liste des Essaims Météoriques Visuellement Actifs, Tableau 5, dont la remise à jour la plus récente réalisée par les analystes de l'IMO date de 2006, afin qu'elle reste la liste de référence la plus exhaustive disponible de nos jours pour l'observation des météores à l'oeil nu. Bien sûr, malgré sa précision, ce n'est pas une liste définitive, et elle est donc en permanence sujette à des vérifications et corrections futures, mais elle est réalisée à partir des meilleures données disponibles, et cela vaut donc la peine de bien vérifier les informations qui y sont données avant d'aller observer (et n'hésitez pas à nous signaler les anomalies que vous pourriez y trouver, s'il-vous-plait !).
En plus des essaims observables à l'oeil nu, il y en a de nombreux autres faiblement actifs tout-au-long de l'année que seules les observations photographiques, vidéo, radar ou au télescope peuvent permettre de distinguer de l'omniprésente activité sporadique. De même, les essaims dont les radiants sont trop proches du Soleil pour être observés avec des moyens optiques peuvent cependant être détectés par des observations radio ou radar. Certains de ces essaims sont répertoriés dans la Liste des Essaims Météoriques Diurnes Actifs en Radio (Tableau 7). Les objectifs de l'IMO sont d'encourager la collecte, l'analyse et la publication de données sur les météores à partir de la combinaison d'observations réalisées depuis plusieurs sites couvrant l'ensemble du globe, afin d'approfondir notre connaissance de l'activité météorique décelable depuis le sol. C'est pourquoi nous encourageons aussi l'observation par des méthodes plus spécialisées. Ainsi, tous les observateurs, d'où qu'ils observent et quelle que soit la méthode d'observation utilisée, devraient suivre les consignes d'observations standard de l'IMO lorsqu'ils compilent leurs données d'observation qui doivent ensuite être rapidement envoyées à la Commission appropriée pour être analysées (les contacts son détaillés à la fin du Calendrier). Grâce aux efforts des nombreux observateurs de l'IMO qui ont suivi ces consignes depuis 1988, nous avons été capables de construire ce que vous avez sous les yeux, tout en le rendant vivant. Ceci n'est cependant pas de l'auto-satisfaction, car c'est uniquement grâce au soutien continu de nombreuses personnes à travers le monde que nous pouvons continuer de paver petit à petit le chemin vers une compréhension de plus en plus complète des flux de météoroïdes au voisinage de la Terre.
Même si pour tous les maxima d'essaims nocturnes et diurnes les horaires les plus précis possibles sont inclus ci-dessous, il est important de se rappeler que dans nombre de cas, la précision de la position de ces maxima est supérieure à 1° de longitude héliocentrique (et est encore moins bonne pour les essaims radio diurnes, auxquels une attention régulière n'a été; apportée que récemment). De plus, chaque essaim subit des changements d'une année sur l'autre, ce qui signifie que les activités passées ne sont au mieux que des indicateurs pour la prévision des futurs pics d'activité, et ce même pour les essaims de forte activité. Les informations données ici peuvent être mises à jour après la publication du Calendrier. N'hésitez donc pas à consulter les alertes sur Internet (incluant la liste IMO-News) et dans le WGN (le journal bimensuel de l'IMO). Les météoroïdes sont parfois distribués en fonction de leur masse au sein même de certains essaims. C'est pourquoi les maxima radar, radio, photo, télescopique, vidéo et visuel peuvent différer, et ce quel que soit l'essaim observé. La plupart des données disponibles à été obtenue grâce aux observations à l'oeil nu, et ce doit être gardé en mémoire lorsque d'autres techniques d'observations sont utilisées.
Toujours est-il que quelle que soit la méthode que vous utiliserez et la période où vous observerez, nous vous souhaitons une fructueuse année d'observation, en attendant de recevoir vos données. Bons cieux !
La Source Antihéliaque (ANT) est une zone large de forme ovalisée de 30° de large en ascension droite, et 15° en délinaison dont le centre est localisé 12° à l'Est du point d'opposition solaire sur l'écliptique, d'où son nom. Ce n'est pas un véritable essaim à proprement parler, mais plutôt une région du ciel dans laquelle se trouve les radiants de nombreux essaims dont l'activité, faible, est variable. Jusqu'en 2006, des tentatives avaient été réalisées pour essayer de définir des essaims particuliers au sein de ce complexe, mais cela s'est révélé très compliqué pour les observateurs d'en tenir compte. Les résultats des observations vidéo de ces dix dernières années ont montré pourquoi : même en utilisant des instruments, il était impossible de définir précisément des radiants pour de nombreux essaims présents dans cette zone ! C'est pourquoi nous pensons qu'il est mieux que les observateurs identifient les météores en provenance de ces essaims comme issus simplement de ANT. Actuellement, nous pensons que les a-Capricornides (CAP), et plus particulièrement les d-Aquarides Sud (SDA; car les paramètres orbitaux du courant sont assez différents des paramètres orbitaux moyens de ANT) de juillet-août, devraient pouvoir être discernée de ANT, et c'est pourquoi ils ont été conservés dans la Liste d'Essaims Actifs. Mais seuls le temps et la multitude d'observations pourront le confirmer, comme toujours. Plus tard dans l'année, la forte activité du double essaim des Taurides (STA et NTA) implique que ANT doit être considérée comme inactive tant que les Taurides le sont, de fin septembre à début novembre. Pour aider les observateurs, une série de cartes montrant la localisation de ANT ainsi que celle de tous les essaims proches est incluse ci-dessous, afin de compléter les positions numériques du Tableau 6. Le tout est complété par des commentaires sur la position et l'activité probable de ANT dans les notes trimestrielles.
Le Premier Quartier de Lune favorisera l'observation des Quadrantides depuis l'hémisphère Nord début janvier, mais depuis l'hémisphère Sud, le pic des a-Centaurides, prévu vers 23h TU le 7 février est trop proche de la Pleine Lune du 9 février. Toujours depuis les sites localisés au Sud, la mi-mars apporte un médiocre retour des ?-Normides, dont le maximum devrait avoir lieu entre les 10 et 17 mars, plus probablement autour du 13 mars. Le centre du radiant de la Source Antihéliaque se trouvera au Sud-Est des Gémeaux en janvier, puis traversera le Cancer pendant la plus grande partie du mois, avant de passer par les régions Sud du Lion en février. Ensuite, il glisse au Sud de la Vierge pendant le mois de mars. Les ZHRs de cette source seront inférieurs à 2, même si les analyses de l'IMO laissent suggérer qu'il pourrait exister un pic mal défini de faible activité avec des ZHRs d'environ 2 à 3 vers &labmda;o ~ 286°-293° de longitude héliocentrique (du 6 au 13 janvier en 2009, donc gâché par la Pleine Lune, si c'est le cas), et les ZHRs pourraient être d'environ 3 pendant la plus grande partie du mois de mars. La période s'étendant de fin janvier à début février, pendant laquelle l'activité de nombreux essaims mineurs de météores rapides issus de radiants localisés dans la région Lion-Vierge- Chevelure de Bérénice a été suggérée ces dernières années, devrait bénéficier de la Nouvelle Lune pendant sa période centrale, du 20 au 27 janvier. Les dates et horaires approximatifs (arrondis à l'heure la plus proche) des essaims radio diurnes de ce trimestre sont : les Capricornides/Sagittarides - 1er février, 9h TU; et les ?-Capricornides - 13 février, 10h TU. Cependant, des résultats radio récents suggèreraient que l'horaire du maximum des Cap/Sgr est variable et peut tomber entre le 1er et le 4 février, tandis que l'activité autour du pic des ?-Capricornides semble être assez faible et le maximum peut avoir jusqu'à un jour de retard sur la date prévue. Les radiants de ces deux essaims sont situés à moins de 10°-15° du Soleil, à l'Ouest, lors de leur maximum, et ne peuvent donc être considérées comme des cibles visuelles potentielles, même pour les observateurs de l'hémisphère Sud.
| Actif: | nbsp;1-5 janvier |
| Maximum: | 3 janvier 12h50m TU (&labmda;o = 283°16) |
| ZHR = | 120 (peut varier ~ 60-200) |
| Radiant: | a = 230° d = +49° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 41 km/s; r = 2.1 pendant le maximum (mais variable) |
| TFC: | a = 242° d = +75° et a = 198° d = +40° (ß > 40° N) |
| IFC: | avant 0h heure locale a = 150° d = +70° |
| 8 après 0h heure locale a = 180° d = +40° et a = 240° d = +70° (ß > 40° N) |
Le croissant de Lune se couchera vers minuit (heure locale) la nuit du maximum des Quadrantides depuis les sites de l'hémisphère Nord pour la plupart desquels le radiant est dans la partie Nord du Bouvier, donc circumpolaire. Comme cette région du ciel n'atteint une élévation utile qu'à partir de minuit heure (heure locale) et prend de l'altitude jusqu'à l'aube, c'est une excellente nouvelle. Cependant, l'horaire du maximum fait que ce dernier tombe au-dessus de zones où peu d'observateurs sont présents, exceptés ceux situés dans des régions à l'extrême Ouest de l'Amérique du Nord, sur les îles de l'Océan Pacifique Nord et à l'extrême Est de la Russie. Un défi intéressant est d'essayer d'apercevoir quelques longues et occasionnelles Quadrantides depuis l'hémisphère Sud au crépuscule, mais aucune observation sensée de cet essaim ne peut être menées depuis de tels endroits.
L'horaire du maximum indiqué ci-dessus est calculé à partir des données de 1992, qui a été le retour des Quadrantides le mieux observé jamais analysé, et qui a été confirmé la plupart du temps par les résultats radio obtenus depuis 1996. Le pic en lui-même est généralement très court, et peut donc être facilement raté à cause de quelques heures de mauvais temps hivernal. C'est peut-être la raison pour laquelle le ZHR semble fluctuer d'une année sur l'autre, même s'il existe aussi probablement une véritable variabilité dans l'activité de l'essaim. Par exemple, les ZHRs visuels des résultats préliminaires de l'année 2008 sont restés stables pendant deux heures autour du maximum dont l'horaire moyen précédait de trois à quatre heures l'horaire prévu. Une difficulté supplémentaire est ajoutée par le fait que les particules du tore de météoroïdes sont distribués en fonction de leur masse, ce qui fait que les météores les moins lumineux (observables en radio ou au télescope) pourraient atteindre un maximum d'activité jusqu'à 14 heures plus tôt que les plus brillants (observables à l'oeil nu ou en photographie). C'est pourquoi les observateurs doivent rester en alerte pendant toute la période d'activité de l'essaim. Depuis l'an 2000, il arrive qu'un maximum, principalement observé en radio et suivant le maximum visuel principal d'environ 9-12 heures, soit observé certaines années, mais apparemment pas toutes. Une répétition en visuel de ce phénomène en 2009 aurait un horaire idéal pour les sites de l'Est de l'Europe à l'Asie centrale. Et bizarrement, en 2008, il semble qu'il y ait eu deux pics radio, mais le premier a eu lieu environ six heures avant le pic en visuel, et qui s'est manifesté en visuel par des taux horaires assez importants et constants avant le maximum.
Les observations passées ont suggéré que le radiant des Quadrantides était assez diffus en dehors du maximum, et qu'il se contractait fortement pendant le pic d'activité, mais cela peut également être dû au fait que l'activité est très faible en dehors des quelques heures autour du maximum. L'imagerie et les observations vidéo en utilisant les IFCs et TFCs indiqués ci-dessus pendant la période du 1-5 janvier seraient les bienvenues pour ceux qui font des recherches à ce sujet, en parallèle avec des observations au télescope et des tracés de météores en visuel.
L'activité météorique reprend aux mois d'avril-mai, avec des maxima d'essaims, des Lyrides aux p-Puppides, qui se dérouleront sans Lune fin avril, et même les ?-Aquarides début mai qui devraient réussir à échapper à la Lune gibbeuse croissante. L'essaim de faible activité des ?-Lyrides devrait cependant rester inobservé, car leur petit maximum survient le 9 mai, ce qui coincide avec la Pleine Lune. Un peu plus tard en mai, et tout-au-long du mois de juin, l'activité météorique devient principalement diurne, avec six maxima d'essaims attendus pendant cette période. Même si certains ont affirmé avoir aperçu quelques o-Cétides et Ariétides depuis les sites tropicaux et l'hémisphère Sud ces dernières années, aucun ZHR ne peut être raisonnablement calculé à partir de telles observations. Pour les observateurs radio, les pics théoriques prévus (en TU) pour ces essaims sont les suivants : Piscides d'avril - 20 avril, 9h; d-Piscides - 24 avril, 9h; e-Ariétides - 9 mai, 8h; Ariétides de mai - 16 mai, 9h; o-Cétides - 20 mai, 8h; Ariétides - 7 juin, 11h; ?-Perséides - 9 juin, 11h; ß-Taurides - 28 juin, 10h. La plupart d'entre eux ont montré des signes de vie dans les données radio obtenues de 1994 à 2007, bien que certains soient difficiles à définir individuellement du fait de leur proximité avec d'autres radiants. Il semble qu'il y ait une modeste augmentation d'activité récurrente vers le 24 avril, peut-être liée à la combinaison des activités des trois premiers essaims listés ci-dessus, par exemple. De même, les maxima des Ariétides et des ?-Perséides ont tendance à de fondre l'un dans l'autre, ce qui se manifeste par une forte signature radio pendant quelques jours de début à mi-juin. Il semble également que les maxima de ces deux essaims de juin aient maintenant lieu avec un retard pouvant atteindre un jour par rapport à ce qui est indiqué plus haut.
L'activité de la Source Antihéliaque devrait être relativement forte, avec des ZHRS de 3 à 4 déduits des études récentes jusqu'à mi-avril, puis de nouveau vers fin avril-début mai, fin mai-début juin et fin juin-début juillet. Le reste du temps, le ZHR semble être inférieur à environ 2-3. Le radiant dérive du Sud-Est de la Vierge jusqu'à la Balance en avril, avant de passer des régions Nord du Scorpion au Sud d'Ophiuchus en mai, pour finalement entrer dans le Sagittaire en juin. Pour les observateurs de l'hémisphère Nord, les circonstances ne sont pas très favorables à l'observation de potentielles Lyrides de juin (qui ne sont actuellement pas inclues dans la Liste des Essaims Actifs, mais peuvent produire une faible activité, s'il y en a, vers le 16 juin), avec le Dernier Quartier de Lune se levant vers minuit. Les conditions sont par contre bien plus faovrable pour la chasse aux Bootides de juin.
Traversée de zones denses de Taurides: Des travaux de David Asher ont émis l'hypothèse d'une autre traversée de zones plus dense en météoroïdes pour les Taurides en juin 2009. Si c'est le cas, cela devrait se manifester par une augmentation du flux de météores radio pendant les ?-Perséides et les ß-Taurides qui sont tous deux associés au Complexe des Taurides (essaims météoriques, astéroïdes et comètes). Les trois dernières traversées de ces zones plus denses en poussières pendant les Taurides d'octobre-novembre de 1995, 1998 et 2005 ont été marquées par une activité notablement différente de l'activité habituelle. Ce qui s'est manifesté en 2005 (la plus impressionnante année des trois citées précédemment) par des ZHRs plus élevés et de nombreux bolides de fin octobre à mi-novembre. Un tel retour était prévu fin 2008, et restait à venir lorsque le texte de ce Calendrier était préparé. Cependant, les dernières prévisions d'un tel retour diurne en 1995, 1999 et 2002 n'ont pas été concluants, car aucun signe d'une activité probante n'a été trouvé dans les résultats radio de juin-juillet de chacune de ces années. La géométrie de la rencontre de juin 2009 est semblable à celle d'octobre- novembre 2005, donc une activité comparable à cette année devrait permettre de retrouver cette source diurne, si cela a bien lieu. La date la plus probable pour laquelle quelque chose pourrait être détectée serait environ 5 jours avant le pic des ß-Taurides, donc vers les 20-23 juin, mais ce sont des dates hypothétiques, et les niveaux d'activité sont inconnus. Il est également possible que des bolides soient observés en plein jour, si jamais un flux important de bolides s'active, même s'il est bien évidemment que ces derniers soient volontairement observés.
| Actif: | 16-25 avril |
| Maximum: | 22 avril 11h TU (&labmda;o = 32°32 (mais peut varier - voir texte)) |
| ZHR = | 18 (peut varier - jusqu'à 90) |
| Radiant: | a = 271° d = +34° |
| Dérive du radiant: | see Tableau 6 |
| v8 = | 49 km/s; r = 2.1 |
| TFC: | a = 262° d = +16° et a = 282° d = +19° (ß > 10° S) |
La longitude héliocentrique &labmda;o = 32°32 donnée ci-dessus est celle pour laquelle le maximum serait "idéal". Ce maximum "idéal" est celui défini dans l'étude la plus détaillée jamais réalisée de nos jours sur les Lyrides, et publiée en 2001 par Audrius Dubietis et Rainer Arlt, après exploitation des résultats de l'IMO de 1988 à 2000. Cependant, l'horaire du maximum peut varier d'une année sur l'autre sur &labmda;o = 32°0-32°45 (ce qui équivaut à la tranche horaire de 3h à 14h TU, le 22 avril 2009). Il a également été montré que l'activité était variable. Un maximum à l'horaire idéal produira les taux les plus importants (ZHRs ~ 23), tandis que plus l'horaire du pic s'éloigne de cet horaire idéal, plus les ZHRs seront faibles, pour atteindre environ 14 au minimum. (Le dernier très grand maximum eu lieu en dehors de l'intervalle de temps utilisé pour l'étude, puisqu'il eu lieu en 1982 au-dessus des Etats-Unis, lorsque un court ZHR de 90 a été enregsitré.) Le ZHR moyen pendant le maximum était de 18 pendant les treize années étudiées. Alors qu'auparavant, on pensait que le maximum était très court et impulsif, les travaux précités ont montré qu'en réalité, la durée du maximum de l'essaim n'était pas non plus constante. En calculant l'intervalle de temps pour lequel le ZHR est supérieur à la moitié du ZHR maximum (le Full-Width-Half-Maximum, FWHM), une variation allant de 14.3 heures (en 1993) à 61.7 heures (en 2000) a été trouvée, avec une valeur moyenne de 32.1 heures. Cependant les taux les plus forts ne durent pas plus de quelques heures. Un autre aspect de l'étude a confirmé un fait déjà observé plus tôt au XXème siècle : il arrive, lorsque les taux horaires sont à leur maximum, que pendant un court instant, le taux de Lyrides faiblement lumineuses augmente. Dans tous les cas, l'imprévisibilité de cet essaim fait en fait un essaim qui vaut la peine d'être surveillé, puisque nous sommes incapables de dire quand le prochain sursaut d'activité surviendra.
Les Lyrides sont mieux placées pour l'observation depuis l'hémisphère Nord, mais elles sont également visibles depuis de nombreux sites au nord et au sud de l'équateur, et toutes les formes d'observation peuvent être utilisées pour cet essaim. Comme le radiant se lève toute la nuit, les observations utiles peuvent débuter à partir de 22h 30, heure locale, depuis les sites de l'hémisphère Nord, mais uniquement à partir de minuit depuis les latitudes moyennes de l'hémisphère Sud. Le croissant de Lune se lèvera trop tard dans la nuit pour poser problème dans l'hémisphère Nord, et il ne sera qu'une nuisance mineure plus au Sud le 22 avril. Si le maximum a lieu à l'horaire idéal, il devrait être mieux visible du centre à l'Est de l'océan Pacifique, et depuis l'extrême Ouest de l'Amérique du Nord, mais comme il l'a été indiqué ci-dessus, il peut avoir lieu à d'autres horaires.
| Actif: | 15-28 avril |
| Maximum: | 23 avril 16h TU (&labmda;o = 33°5) |
| ZHR = | périodique - pouvant atteindre 40 |
| Radiant: | a = 110° d = -45° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 18 km/s; r = 2.0 |
| TFC: | a = 135° d = -55° et a = 105° d = -25° (ß < 20° N) |
L'activité de cette source n'a été détectée qu'à partir de 1972, avec de remarquables pics d'activité de courte durée d'environ 40 météores enregistrés en 1077 et 1982, ces deux années correspondant au retour au périhélie de la comète à l'origine de l'essaim, 26P/Grigg-Skjellerup. Jusqu'en 1982, seule une petite activité était parfois decelée, mais en 1983, un ZHR d'environ 13 a été rapporté, suggérant peut-être que les particules avaient commencer à se disperser le long de l'orbite de la comète, comme le prévoit la théorie. Le passage au périhélie le plus récent de la comète Grigg-Skjellerup en mars 2008 n'a pas été accompagnée de phénomène météorique particulier en avril dernier, mais les conditions lunaires étaient mauvaises en 2008, et l'activité étant prévue pour être de faible luminosité a pu être ratée. A l'heure où le calendrier était préparé, aucune forte activité des p-Puppides n'était prédite pour 2009. Les p-Puppides sont mieux visibles depuis l'hémisphère Sud, d'où les observations peuvent être menées avant minuit, car le radiant est ensuite très bas, puis se couche après 1h, heure locale. La Nouvelle Lune du 25 avril donne des conditions d'observations parfaites cette année. Il est important de surveiller ce qui se passe pour cet essaim tous les ans, même si aucune activité évidente n'est rapportée, car les bases de données passées le concernant ont tendance à être plutôt incomplètes. Jusqu'ici, des données radio et visuelles ont été collectées sur cet essaim, mais la faible vitesse combinée à la luminosité parfois forte de certains de ces météores en font des cibles de choix pour les photographes. Aucune donnée détaillée vidéo ou télescopique n'a été enregistrée jusqu'à présent.
| Actif: | 19 avril- 28 mai |
| Maximum: | 6 mai 0h TU (&labmda;o = 45°5 |
| ZHR = | 85 (variable périodiquement - ~ 40-85) |
| Radiant: | a = 338° d = -01° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 66 km/s; r = 2.4 |
| TFC: | a = 319° d = +10° et a = 321° d = -23° (ß < 20° S) |
Un bel et riche essaim associé à la comète 1P/Halley, comme les Orionides en octobre, mais qui n'est observable que quelques heures avant l'aube, et principalement depuis les tropiques et l'hémisphère Sud. Des résultats utiles ont cependant été obtenus à partir de sites situés à une latitude d'environ 40°N ces dernières années, et quelques météores occasionnels ont même été rapportés de lieux d'observations encore plus au Nord, mais globalement, une surveillance accrue serait bénéfique pour l'essaim. Les météores étant rapides et souvent brillants, cela vaut la peine d'attendre le lever du radiant, nombre de membres de l'essaim laissant une traînée brillante après leur passage. Lorsque le radiant est bas, les ?-Aquarides ont tendance à avoir de très longues trajectoires, ce qui peut vouloir dire que les observateurs sous-estiment leur vitesse angulaire, et c'est pourquoi il faut faire extrêmement attention lorsque de telles observations sont rapportées.
Un maximum relativement diffus, avec parfois un nombre changeant de submaxima a généralement lieu en mai. Les analyses récentes de l'IMO de ces dernières années, réalisées à partir des données collectées entre 1984 et 2001, ont montré que les ZHRs sont généralement au-dessus de 30 entre le 3 et le 10 mai, et que le taux d'activité du pic varie grossièrement suivant un cycle de 12 ans. Le prochain maximum d'activité devrait tomber entre 2008 et 2010, si ce cycle lié à l'influence de Jupiter est vérifié, et c'est pourquoi l'activité pourrait être à son plus haut niveau en 2009. Cependant, en 2007, contre toute attente, l'activité a été plus faible que d'habitude (avec des pics d'activité de ZHRs proches de 50), ce qui, combiné aux forts retours d'activité des Orionides en octobre 2006 et 2007, ajoute un degré d'incertitude sur ce qui pourrait arriver aux ?-Aquarides cette annee. La Lune gibbeuse du 6 mai se couchera à temps pour laisser la meilleure période d'observation de l'essaim observable, au moins pour ceux situés au sud de l'équateur. Toutes les formes d'observation peuvent être employées pour étudier cet essaim, les techniques radio permettant de suivre son activité pendant les heures suivant le lever du Soleil, même depuis de nombreux sites localisés plus au Nord. Le radiant passe au méridien vers 8h, heure locale.
| Actif: | 22 juin- 2 juillet |
| Maximum: | 27 juin 08h30m TU (&labmda;o = 95°7 |
| ZHR = | variable - 0-100+ |
| Radiant: | a = 224° d = +48° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 18 km/s; r = 2.2 |
| TFC: | a = 156° d = +64° et a = 289° d = +67° (ß = 25°-60° N) |
Cette source a été réintroduite dans la Liste d'Essaims Actifs après son sursaut d'activité inattendu en 1998, quand des ZHRs compris entre 50 et 100+ furent visibles pendant plus de 12 heures. Un autre sursaut de même durée, mais avec des ZHRs d'environ 20-50 a été observé le 23 juin, à une date alors antérieure au début de la période d'activité de l'essaim. C'est pourquoi cette donnée a été modifiée afin d'être sûrs qu'une activité aussi précoce puisse être observée à l'avenir, et nous encourageons tous les observateurs à surveiller régulièrement l'essaim pendant toute sa période d'activité, en cas de sursauts d'activité. Avant 1998, seuls trois sursauts d'activité avaient été détectés, en 1916, 1921 et 1927, bien que celui de 1921 a été enregistré de manière assez peu sûre. Comme aucun rapport significatif n'a été fait entre 1928 et 1997, il est probable que les météoroïdes n'ont alors plus rencontré la Terre. Les dynamiques de l'essaim étaient assez mal connues, même si des modélisations théoriques récentes ont aidé à sa compréhension. La comète à l'origine de l'essaim, 7P/Pons-Winnecke, a une orbite dont qui passe environ 0.24 unités astronomiques à l'extérieur de celle de la Terre lors de sa plus grande approche. Son passage au périhélie le plus récent a eu lieu en septembre 2008. Les sursauts de 1998 et 2004 ont donc clairement été liés à des particules libérées par le passé par la comète puisque leurs orbites diffèrent légèrement. Les tores de poussière relâchés lors des différents passages au périhélie de la comète au XIXème siècle semblent être à l'origine des deux derniers sursauts. Il n'y avait aucune prévision d'activité pour 2009 à l'heure où ce calendrier était rédigé, mais les conditions d'observation sont très faovrables depuis les latitudes Nord moyennes, d'où le radiant est le mieux visible, le croissant de Lune se couchant tôt. Les crépuscules prolongés - voire continus en certains lieux - de l'été signifient de toutes façons que les nuits sont courtes. le radiant est assez haut placé pour l'observation quasimment toute la nuit, et toutes les techniques d'observation peuvent être utilisées.
La Source Antihéliaque sera la principale attraction visuelle pendant la plus grande partie du mois de juillet, son radiant se déplaçant progressivement à travers l'Est du Sagittaire, puis le Nord du Capricorne et le Sud-Ouest du Verseau. Cependant, les résultats laissent entendre que cette Source pourrait ne pas être détectable après les premiers jours, car les ZHRs semblent être inférieurs à 2 pendant la plus grande partie du mois, voire en-dessous de 1 au milieu du mois ! L'activité reprend quelque peu avec des ZHRs d'environ 2-3 de fin juillet à mi-août. Ce niveau d'activité fait qu'il n'est pas trop compliqué d'identifier le maximum des a- Capricornides, raisonnablement épargné par la Lune, bien que son radiant se superpose à celui de la Source Antihéliaque. La forte activité des d-Aquarides, la distance entre le radiant des Pisces Austrinides et la région de l'ANT, font que ces deux essaims devrait s'en distinguer également, surtout depuis l'hémisphère Sud. Lors de la forte activité des Perséides (gâchée par la Lune) et le maximum des ?-Cygnides (sans Lune), les ZHRs de l'ANT seront retombés sous la barre des 2, alors que le radiant traversera le verseau, et sera dans la partie Ouest des Poissons pendant le maximum des a-Aurigides à la limite des mois d'août et septembre. L'essaim de faible activité des Perséides de septembre sortira perdant à cause de la Lune gibbeuse décroissante lors de son maximum aux alentours du 9 septembre, mais une partie du pic de très faible activité des d-Aurigides, un peu plus tard dans le mois, devrait être assez épargné par la Lune pour être observé.
Pendant la plus grande partie du mois de septembre, le radiant de l'ANT continue d'être actif depuis les Poissons, même si les ZHRs ne devraient pas être supérieurs à 2-3, mais n'oubliez pas qu'à partir du 25 septembre, les météores en provenance de cette source ne devront plus être enregistrés comme tels, puisque les deux essaims des taurides prennent le relais de l'activité proche de l'écliptique jusqu'à fin novembre. Pour les observateurs radio diurnes, l'intérêt sera moindre qu'en mai-juin, mais il reste les ?-Léonides, invisibles en visuel (pic prévu vers le 25 août, 10h TU, même s'il n'a pas été retrouvé dans les résultats vidéo récents), et un essaim difficilie à observer à l'oeil nu, les Sextantides. Leur maximum est prévu le 27 septembre, vers 10h TU, mais peut avoir lieu un jour plus tard. En 1999, une forte activité a été enregistrée à &labmda;o ~ 186°, ce qui équivaudrait au 29 septembre 2009, tandis que le pic du 27 septembre 2002 n'a pas été retrouvé, alors qu'un autre l'a été le 29-30 septembre ! Il semble plausible que plsusiers maxima de faible activité début octobre soient lié à cet essaim radio. La Lune gibbeuse ne sera d'aucune gêne supplémentaire pour les observateurs visuels qui espèrent apercevoir quelques Sextantides avant l'aube, fin septembre, bien que le radiant se lève moins d'une heure avant le Soleil depuis les deux hémisphères.
Perséides: Même si l'essaim de forte activité des Perséides sera affecté par le Dernier Quartier de Lune lorsqu'il sera proche de son maximum cette année, il est possible qu'il produise de nouveau plus d'un pic d'activité, avec peut-être des taux horaires accrus. Le maximum classique est prévu le 12 août, vers 17h30m-20h00m TU (&labmda;o = 140°0-140°1), mais Esko Lyytinen pense que nous devrions rencontre le tore de particules de 1610 plus tôt, le 12 août, vers 9h00m TU (&labmda;o = 139°661). Ceci pourrait être à l'origine d'une activité de quelques dizaines (voire une centaine) de Perséides se superposant à l'activité normale, et dont la distribution de magnitudes devrait être normale, ou alors un petit peu plus brillantes. Les taux pourraient également être accrus, grâce à la relative proximité de la Terre du coeur du courant annuel classique, probablement à des horaires précédent le pic classique, le 12 août. Le tore de particules relâché au XIXème siècle devrait passer 0.0003 unités astronomiques à l'intérieur de l'orbite terrestre à &labmda;o = 139°499, donc vers 5h TU le 12 août, même s'il ne devrait faire monter le ZHR que d'une dizaine de météores. Naturellement, toutes les informations permettant de savoir ce qui se passe seront valables, malgré la Lune, donc tous les observateurs visuels sont encouragés à suivre autant que possible ces possibles maxima de Perséides.
| Actif: | 15 juillet- 10 août |
| Maximum: | 28 juillet (&labmda;o = 125°) |
| ZHR = | 5 |
| Radiant: | a = 341° d = -30° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 35 km/s; r = 3.2 |
| TFC: | a = 255° à 000° d = 00° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 30° N) |
Très peu d'informations ont été collectées sur les Piscis Austrinides ces dernières décennies, dont les caractéristiques de l'essaim n'ont pas été confirmées, et il est possible que le ZHR indiqué soit un peu optimiste. Cependant, cette impression peut être liée à la profusion de données s'y rapportant récoltées l'été depuis l'hémisphère Nord, et la quasi-absence de telles données depuis l'hémisphère Sud. L'essaim semble riche en météores faiblement lumineux, ressemblant plutôt aux proches ANT et SDA, donc les travaux télescopiques sont conseillés pour essayer d'en savoir plus. Le Premier Quartier de Lune se couchera entre 22h-00h (plus tard pour les sites d'observations situés plus au Sud) lors du maximum probable.
| Actif: | 12 juillet- 19 août |
|---|---|
| Maximum: | 28 juillet (&labmda;o = 125°) |
| ZHR = | 20 |
| Radiant: | a = 339° d = -16° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 41 km/s; r = 3.2 |
| TFC: | a = 255° à 0° d = 0° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 40° N) |
De même que les PAU et ANT, les SDA sont souvent peu brillantes, et sont donc des cibles de choix pour l'observation au télescope, même s'il y a suffisamment de météores plus brillants pour rendre l'observaion à l'oeil nu et la photographie égalmeent valables, en priorité depuis les sites localisés le plus au Sud. Des travaux radio peuvent également bien suivre les SDA, d'autant que cet essaim a parfois eu une signature radio étonnamment forte. Des tracés précis des trajectoires des météores sont recommandés pour pouvoir associer précisément les météores à leur essaim. Les radiants des SDA/PAU/ANT/CAP sont bien au-dessus de l'horizon pendant une grande partie de la nuit, et les SDA bénéficient des mêmes bonnes conditions d'observation que les PAU pendant les deuxièmes moitié de nuits autour de leur maximum. Son pic n'est pas aussi court que pourrait le laisser suggérer la date indiquée ci-dessus, mais les ZHRs ne varient pas trop du 28 au 30 juillet. Une possible variabilité des taux a également été suspectée, mais elle n'a pas été confirmée par les études récentes.
| Actif: | 3 juillet- 15 août |
| Maximum: | 30 juillet (&labmda;o = 127°) |
| ZHR = | 4 |
| Radiant: | a = 307° d = -10° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 23 km/s; r = 2.5 |
| TFC: | a = 255° à 0° d = 0° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 40° N) | |
| IFC: | a = 300° d = +10° (ß > 45° N) |
| a = 320° d = -05° (ß=0° à 45° N) | |
| a = 300° d = -25° (ß < 0°) |
Les CAP et SDA ont été confirmé visuellement ces dernières années, faisant la différence par rapport à d'autres radiants à supposés jusqu'alors bien plus faiblement actifs dans la région du Capricorne/Verseau. Il reste à voir si l'activité des CAP peut être séparée de celle du radiant de l'ANT, car son radiant se superpose en partie au large ovale ANT. La vitesse légèrement plus faible des a-Capricornides par rapport aux météores de la ANT pourrait aider à les distinguer de l'activité de fond de l'écliptique. Les CAP sont remarquables pour leur forte luminosité, certains membres étant même des bolides, ce qui, combiné à leur faible vitesse apparente, en font des objets parmi les plus impressionnants et les plus attirants qu'un observateur puisse espérer. Une légère relance de l'activité des CAP a été remarquée en 1995 par les observateurs européens de l'IMO, avec des ZHRs atteignant environ 10. Des résultats récents laissent entendre que le maximum pourrait perdurer pendant un jour de plus, donc peut-être le 30-31 juillet cette année. La Lune gibbeuse se couche plus tard à cette période que pour les PAU et SDA, c'est-à-dire entre 23h et 3h environ (de même, plus au Sud, elle se couchera plus tard).
| Actif: | 3-25 août |
| Maximum: | 17 août (&labmda;o = 145°) |
| ZHR = | 3 |
| Radiant: | a = 286° d = +59° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 25 km/s; r = 3.0 |
| IFC: | a = 330° d = +60° et a = 300° d = +30° (ß > 20° N) |
Cette année, le croissant lunaire ne sera d'aucune gêne à l'observation du pic des ?-Cygnides depuis les sites de l'hémisphère Nord, d'où le radiant est plus accessible. Son index de population r suggèrent que des observations vidéo et télescopiques devraient bénéficier de l'activité de l'essaim, mais les observateurs à l'oeil nu et les photographes devraient savoir que de lents bolides en provenance de cette source ont également été enregistrés. La quasi-stationnarité du radiant est liée à sa proximité au pôle Nord de l'écliptique, dans le Dragon. Une vartiation de l'activité, peut-être couplée à une périodicité dans l'apparition de bolides, a parfois été évoquée, mais plus de données sont recquises, cet essaim étant souvent ignoré au profit des Perséides en août.
| Actif: | 25 août- 8 septembre |
| Maximum: | 1er septembre 01h TU (&labmda;o = 158°6) |
| ZHR = | 7 |
| Radiant: | a = 84° d = +42° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 66 km/s; r = 2.6 |
| TFC: | a = 052° d = +60°; a = 043° d = +39° et |
| a = 023° d = +41° (ß > 10° S) |
| Actif: | 18 septembre- 10 octobre |
| Maximum: | 29 septembre (&labmda;o = 186°) mais voir texte |
| ZHR = | 3 |
| Radiant: | a = 82° d = +49° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 64 km/s; r = 2.9 |
| TFC: | identiques aux AUR |
Comme les Perséides de septembre (SPE), ces essaims essentiellement observables depuis l'hémisphère Nord semblent faire partie d'une série de sources méconnues dont les radiants sont localisés autour du Bélier, de Persée, de Cassiopée et du Cocher, et actives de fin août à octobre. Les études réalisées par l'IMO en utilisant les données collectées depuis 1986 ont suggéré qu'au moins trois essaims étaient actifs tous les ans, parmi lesquels celui des AUR est de loin le plus actif. Des données télescopiques pour étudier tous les radiants de cette région du ciel - et peut-être observer simultanément les ß-Cassiopéides simultanément - seraient particulièrement utiles, mais l'imagerie, la vidéo et des tracés visuels de météores sont également les bienvenus.
Les AUR ont parfois été à l'origine de courts sursauts d'activité inattendus, avec des EZHRs d'environ 30-40 enregistré en 1935, 1986 et 1994, bien qu'il n'ait pas été surveillé régulièrement, et donc que d'autres événements aient pu être ratés. Seuls trois observateurs ont par exemple observé les sursauts de 1986 et 1994, par exemple ! Bien que partiellement victime de la Lune, le premier sursaut d'activité prévu a grossièrement eu lieu au moment prédit en 2007, produisant un court pic d'EZHRs proche de 130 au-dessus de l'Amérique du Nord, avec de nombreux météores lumineux. Les données radio ont suggéré l'existence d'une 'traînée' suivant cet événement, puisque de nombreux météores de plus faibles luminosité ont continué à être enregistrés pendant une heure suivant le pic principal, mais les observateurs à l'oeil nu n'ont pas pu le confirmer, probablement à cause du peu de noirceur du ciel dû à la Lune. Les deux radiants des Aurigides atteignent une élévation utile après 23h-0h, heure locale, et cette année, les conditions sont assez favorables pendant le pic des AUR, la Lune gibbeuse se couchant entre minuit et 2h dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Cependant, aucune forte activité n'était prédite lors de la rédaction de ce texte.
Le nom DAU a été récemment adopté et désigne le segment le moins actif de ce qui être un essaim unique, car son activité et la position de son radiant sont continues de celles des Perséides de septembre. Mais maintenant, les deux essaims doivent être considérés comme deux sources distinctes lors de vos observations. Le maximum des DAU est faible et très mal défini entre à peu près &labmda;o = 181°-191° ( 24 septembre au 4 octobre 2009). La date du 29 septembre est simplement le milieu approximatif de l'intervalle cité ci-dessus, et correspond cette année à une Lune gibbeuse qui se couchera avant minuit, heure locale, au Nord de l'équateur. Quelques jours après ce possible maximum, les problèmes liés à la Lune iront croissants, car la Pleine Lune du 4 octobre sera alors plus proche.
L'année ce termine sur un excellent trimestre, pour lequel les maxima de tous les essaims les plus actifs auront lieu par des nuits sans Lune. Seuls trois pics d'essaims moins actifs seront perdus à cause d'une Lune trop lumineuse : les Taurides Sud, les s-Hydrides ( 12 décembre) and les Coma Bérénicides (probablement vers le 29 décembre, mais lire les notes ci-dessous). La période autour du maximum possible des Puppid-Vélides, début décembre (date de référence le 7 décembre) peut également être affectée par la Lune. ANT commence ce trimestre en étant virtuellement inactif au profit des Taurides, mais lorsque ces dernières commenceront à perdre de l'activité, nous devrions commencer à les distinguer de nouveau des sporadiques, car il sera la seule source active sur l'écliptique à partir du 26 novembre, avec un radiant situé dans les parties Est du Taureau. Au long du mois de décembre, le centre du radiant traversera le Sud des Gémeaux, et même si les analyses suggèrent que les ZHRs probables seront inférieurs à 2 à cette période, cette inactivité apparente peut être liée à la force des proches Géminides, légèrement plus au Nord pendant une partie du mois de décembre, ainsi qu'à la faible activité simultanée des Monocérotides, un peu plus au Sud.
Météores du 5/6 octobre: Des sursauts d'activité de courte durée ont été enregistrés en vidéo par des observateurs européens en 2005 et 2006, les 5/6 octobre. Le radiant, circumpolaire depuis l'hémisphère Nord serait situé à proximité de la queue du Dragon, vers les coordonnées a ~ 165° d ~ +78°. L'événement de 2005 (uniquement) a été enregistré très faiblement en radio, mais aucun résultat visuel n'a confirmé ces deux manifestations, qui ne se sont pas répétées en 2007. Les observations de 2008 n'ont pas encore eu lieu à la date où nous écrivons. Comme les événements de 2005/2006 ont une lieu à &labmda;o ~ 192°55-192°64, cela équivaudrait à un retour le 5 octobre 2009, entre 19h20m et 21h30m TU, ce qui n'est pas très favorable à cause de la Lune, Pleine le 4 octobre. Les météores avaient une vitesse d'entrée atmosphérique d'environ 45-50 km/s. Si les périodes d'activité restent les mêmes, ils seront mieux visibles en vidéo depuis l'Est de l'Europe et à travers toute l'Asie.
Coma Bérénicides (COM): Comme il avait été indiqué dans le Calendrier 2008 d'Essaims Météoriques, les données de vidéos de l'IMO suggéraient que l'activité des COM provenait en fait d'un radiant localisé grossièrement 15° à l'Ouest de la position déduite des observations des décennies antérieures. On ne sait pas encore s'il s'agit du même essaim ou d'un essaim distinct, pas plus que nous savons s'il suit la même courbe d'activité que les COM (date du maximum, période d'activité). Même si le maximum récemment défini fin décembre n'est pas des plus favorables à cause de la Lune, ceux qui observeront à d'autres dates pendant la longue période d'activité de cet essaim doivent être au courant de la distinction entre ces deux radiants, et attribuer aux météores en provenance de l'ancien radiant la désignation 'COM', mais ceux dont les paramètres sont plus proches du "nouveau" radiant vidéo sous le signle 'CBE', pour bien distinguer les deux sources dans vos données. Dans les cas douteux, les CBE doivent être préférées, car sa position est plus fiable et mieux définie. Pour faciliter la tâche des observateurs, la carte ci-dessous montre à la fois "l'ancien" et le "nouveau" radiants de la Chevelure de Bérénice.
| Actif: | 6-10 octobre |
| Maximum: | 8 octobre 16h40m TU (&labmda;o = 195°4) mais voir texte |
| ZHR = | périodique - peut atteindre des niveaux de tempêtes météoriques |
| Radiant: | a = 262° d = +54° |
| Dérive du radiant: | négligeable |
| v8 = | 20 km/s; r = 2.6 |
| TFC: | a = 290° d = +65° et a = 288° d = +39° (ß > 30° N) |
Les Draconides sont avant tout un essaim périodique à l'origine de deux courtes tempêtes spectaculaires de météores au siècle dernier, en 1993 et en 1946, ainsi que de taux un peu plus faibles à d'autres dates (ZHRs entre 20 et 500+). Cet essaim est mieux observé lorsque la comète à l'origine de l'essaim, 210/Giacobini-Zinner, passe au périhélie, comme elle l'a fait la dernière fois en juillet 2005. Sa période orbitale est actuellement d'environ 6.6 années. En octobre 2005, un sursaut d'activité complètement inattendu eut lieu lorsque la Terre était très proche du point nodal de la comète, vers &labmda;o = 195°40-195°44, et était probablement lié aux partcules relâchées en 1946. Les ZHRs visuels étaient d'environ 35, mais les détections radar suggèrent des taux bien plus importants, et plutôt proches de 150. Le pic a également été enregsitré en radio, mais il n'est pas apparu aussi fort. Les horaires dispersées des maxima passés s'étendent de &labmda;o = 195°075 (en 1998; EZHRs ~ 700), ce qui équivaut au 8 octobre 2009, 8h45m TU, au passage par le point nodal, et jusqu'à &labmda;o=195°63-195°76 (un petit sursaut en 1999, qui n'est pas une année où la comète passait au périhélie; ZHR ~ 10-20), équivalent au 9 octobre, 1h30m TU. Le radiant est circumpolaire depuis de nombreux sites de l'hémisphère Nord, mais il est plus ahut avant minuit, et avant l'aube début octobre. Pour de tels sites, la Lune gibbeuse n'autorise qu'une courte fenêtre d'observation après le crépuscule. Les Draconides sont exceptionnellement lentes : cette caractéristique devrait aider à distinguer les membres de l'essaim des sporadiques qui pourraient être accidentellement alignés avec le radiant.
| Actif: | 14-27 octobre |
| Maximum: | 18 octobre (&labmda;o = 205°) |
| ZHR = | 2 |
| Radiant: | a = 102° d = +27° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 70 km/s; r = 3.0 |
| TFC: | a = 090° d = +20° et a = 125° d = +20° (ß > 20° S) |
Un essaim de faible activité dont les caractéristiques et la période d'activité sont très semblables à celles des Orionides. De grandes précautions doivent donc être prises pour séparer ces deux sources avec des observations instrumentales - plus particulièrement des travaux au télescope ou en vidéo - ou le tracé des trajectoires des météores observés à l'oeil nu. Alors que l'on suspectait l'activité de l'essaim d'être surestimée à cause du mauvais alignement d'Orionides avec leur radiant, une récente étude vidéo de Sirko Maulo a montré que l'activité des e-Géminides était bien réelle. La Nouvelle Lune crée des condition d'observations parfaites, et une opportunité idéale d'obtenir des données depuis les deux hémisphères, bien que les observateurs situés au Nord bénéficient d'une plus grande élévation du radiant, car la région dans laquelle il est situé atteint une hauteur utile à partir de minuit.
rédigé par Alastair McBeath. A partir d'informations extraites de l'IMO Monograph No. 2: Handbook for Visual Meteor Observers, écrit par Jürgen Rendtel, Rainer Arlt et Alastair McBeath, IMO, 1995, en tenant compte des modifications détaillées dans le WGN 34:3 (Juin 2006), pp. 71-84, et des corrections correspondantes, ainsi que de tout ce qui a pu être extrait des analyses de données fiables réalisées depuis. Remerciements particuliers à Rainer Arlt, David Asher, Jeff Brower, David Entwistle, Esko Lyytinen et Jérémie Vaubaillon pour leurs précieuses discussions concernant plusieurs événements à venir en 2009.
Bienvenue sur le Calendrier d'Essaims météoriques 2009 de l'International Meteor Organization (IMO). De tous les essaims annuels les plus actifs, ce sont les Quadrantides, les Lyrides, les êta-Aquarides, les delta-Aquarides Sud, les Orionides, les Léonides et les Géminides qui profiteront des meilleures conditions lunaires, ainsi que les Ursides, qui peuvent être assez actives en décembre. En tenant uniquemùent compte de l'activité qui est attendue d'eux, les essaims qui seront a priori les plus intéressants sont les êta-Aquarides et les Orionides (qui ne devraient pas être loin du maximum du cycle de 12 ans de leur ZHR en 2009, les Orionides ayant déjà connu des sursauts d'activité en 2006 et 2007, mais pour des raisons différentes), les Perséides, en présence de la Lune, qui devraient de nouveau présenter un maximum additionnel cette année, et les Léonides, dont les ZHRs pourraient atteindre 100+, et même (si nous sommes assez chanceux), se rapprocher de nouveau des niveaux d'activité d'une tempête de météores ! Pour les observateurs radio, ainsi que les amateurs de bolides en plein jour, la traversée d'une zone plus dense en poussières est de nouveau possible en juin-juillet avec les Taurides. Il existe des essaims dont la plus faible activité doit cependant être surveillée, et dans l'idéal, l'observation des météores devrait être menée tout-au-long de l'année pour surveiller aussi bien les sources déjà réertoriées que les nouvelles. Nous comprenons que cela est difficilement réalisable pour la majorité des observateurs, et le but de ce Calendrier des Essaims est justement, depuis 1991, de mettre en évidence les périodes pendant lesquelles un effort particulier devrait être fourni.
La plus grande partie du Calendrier est la Liste des Essaims Météoriques Visuellement Actifs, Tableau 5, dont la remise à jour la plus récente réalisée par les analystes de l'IMO date de 2006, afin qu'elle reste la liste de référence la plus exhaustive disponible de nos jours pour l'observation des météores à l'oeil nu. Bien sûr, malgré sa précision, ce n'est pas une liste définitive, et elle est donc en permanence sujette à des vérifications et corrections futures, mais elle est réalisée à partir des meilleures données disponibles, et cela vaut donc la peine de bien vérifier les informations qui y sont données avant d'aller observer (et n'hésitez pas à nous signaler les anomalies que vous pourriez y trouver, s'il-vous-plait !).
En plus des essaims observables à l'oeil nu, il y en a de nombreux autres faiblement actifs tout-au-long de l'année que seules les observations photographiques, vidéo, radar ou au télescope peuvent permettre de distinguer de l'omniprésente activité sporadique. De même, les essaims dont les radiants sont trop proches du Soleil pour être observés avec des moyens optiques peuvent cependant être détectés par des observations radio ou radar. Certains de ces essaims sont répertoriés dans la Liste des Essaims Météoriques Diurnes Actifs en Radio (Tableau 7). Les objectifs de l'IMO sont d'encourager la collecte, l'analyse et la publication de données sur les météores à partir de la combinaison d'observations réalisées depuis plusieurs sites couvrant l'ensemble du globe, afin d'approfondir notre connaissance de l'activité météorique décelable depuis le sol. C'est pourquoi nous encourageons aussi l'observation par des méthodes plus spécialisées. Ainsi, tous les observateurs, d'où qu'ils observent et quelle que soit la méthode d'observation utilisée, devraient suivre les consignes d'observations standard de l'IMO lorsqu'ils compilent leurs données d'observation qui doivent ensuite être rapidement envoyées à la Commission appropriée pour être analysées (les contacts son détaillés à la fin du Calendrier). Grâce aux efforts des nombreux observateurs de l'IMO qui ont suivi ces consignes depuis 1988, nous avons été capables de construire ce que vous avez sous les yeux, tout en le rendant vivant. Ceci n'est cependant pas de l'auto-satisfaction, car c'est uniquement grâce au soutien continu de nombreuses personnes à travers le monde que nous pouvons continuer de paver petit à petit le chemin vers une compréhension de plus en plus complète des flux de météoroïdes au voisinage de la Terre.
Même si pour tous les maxima d'essaims nocturnes et diurnes les horaires les plus précis possibles sont inclus ci-dessous, il est important de se rappeler que dans nombre de cas, la précision de la position de ces maxima est supérieure à 1° de longitude héliocentrique (et est encore moins bonne pour les essaims radio diurnes, auxquels une attention régulière n'a été; apportée que récemment). De plus, chaque essaim subit des changements d'une année sur l'autre, ce qui signifie que les activités passées ne sont au mieux que des indicateurs pour la prévision des futurs pics d'activité, et ce même pour les essaims de forte activité. Les informations données ici peuvent être mises à jour après la publication du Calendrier. N'hésitez donc pas à consulter les alertes sur Internet (incluant la liste IMO-News) et dans le WGN (le journal bimensuel de l'IMO). Les météoroïdes sont parfois distribués en fonction de leur masse au sein même de certains essaims. C'est pourquoi les maxima radar, radio, photo, télescopique, vidéo et visuel peuvent différer, et ce quel que soit l'essaim observé. La plupart des données disponibles à été obtenue grâce aux observations à l'oeil nu, et ce doit être gardé en mémoire lorsque d'autres techniques d'observations sont utilisées.
Toujours est-il que quelle que soit la méthode que vous utiliserez et la période où vous observerez, nous vous souhaitons une fructueuse année d'observation, en attendant de recevoir vos données. Bons cieux !
La Source Antihéliaque (ANT) est une zone large de forme ovalisée de 30° de large en ascension droite, et 15° en déclinaison dont le centre est localisé 12° à l'Est du point d'opposition solaire sur l'écliptique, d'où son nom. Ce n'est pas un véritable essaim à proprement parler, mais plutôt d'une région du ciel dans laquelle se trouve les radiants de nombreux essaims dont l'activité, faible, est variable. Jusqu'en 2006, des tentatives avaient été réalisées pour essayer de définir des essaims particuliers au sein de ce complexe, mais cela s'est révélé très compliqué pour les observateurs d'en tenir compte. Les résultats des observations vidéo de ces dix dernières années ont montré pourquoi : même en utilisant des instruments, il était impossible de définir précisément des radiants pour de nombreux essaims présents dans cette zone ! C'est pourquoi nous pensons qu'il est mieux que les observateurs identifient les météores en provenance de ces essaims comme issus simplement de ANT. Actuellement, nous pensons que les alpha-Capricornides (CAP), et plus particulièrement les delta-Aquarides Sud (SDA; car les paramètres orbitaux de cet essaim sont assez différents des paramètres orbitaux moyens de ANT) de juillet-août, devraient pouvoir être discernées de ANT, et c'est pourquoi elles ont été conservées dans la Liste d'Essaims Actifs. Mais seuls le temps et la multiplicité des observations pourront le confirmer, comme toujours. Plus tard dans l'année, la forte activité de l'essaim double des Taurides (STA et NTA) implique que ANT doit être considérée comme inactive tant que les Taurides le sont, de fin septembre à début novembre. Pour aider les observateurs, une série de cartes montrant la localisation de ANT ainsi que celle de tous les essaims proches est incluse ci-dessous, afin de compléter les positions numériques du Tableau 6. Le tout est complété par des commentaires sur la position et l'activité probable de ANT dans les notes trimestrielles.
Le Premier Quartier de Lune favorisera l'observation des Quadrantides depuis l'hémisphère Nord début janvier, mais depuis l'hémisphère Sud, le pic des alpha-Centaurides, prévu vers 23h TU le 7 février est trop proche de la Pleine Lune du 9 février. Toujours depuis les sites localisés au Sud, la mi-mars apporte un médiocre retour des gamma-Normides, dont le maximum devrait avoir lieu entre les 10 et 17 mars, plus probablement autour du 13. Le centre du radiant de la Source Antihéliaque se trouvera au Sud-Est des Gémeaux en janvier, puis traversera le Cancer pendant la plus grande partie du mois, avant de passer par les régions sud du Lion en février. Ensuite, il glisse au Sud de la Vierge pendant le mois de mars. Les ZHRs de cette source seront inférieurs à 2, même si les analyses de l'IMO laissent suggérer qu'il pourrait exister un pic de faible activité mal défini avec des ZHRs d'environ 2 à 3 vers &labmda;o ~ 286°-293° de longitude héliocentrique (du 6 au 13 janvier en 2009, donc gâché par la Pleine Lune, si c'est le cas), et les ZHRs pourraient être d'environ 3 pendant la plus grande partie du mois de mars. La période s'étendant de fin janvier à début février, pendant laquelle de nombreux essaims de météores rapides faiblement actifs issus de radiants localisés dans la région Lion-Vierge- Chevelure de Bérénice ont semblé être actifs ces dernières années, devrait bénéficier de la Nouvelle Lune pendant sa période centrale, du 20 au 27 janvier. Les dates et horaires approximatifs (arrondis à l'heure la plus proche) des essaims radio diurnes de ce trimestre sont : les Capricornides/Sagittarides - 1er février, 9h TU; et les chi-Capricornides - 13 février, 10h TU. Cependant, des résultats radio récents suggèreraient que l'horaire du maximum des Cap/Sgr est variable et peut tomber entre le 1er et le 4 février, tandis que l'activité autour du pic des chi-Capricornides semble être assez faible et le maximum peut avoir jusqu'à un jour de retard sur la date prévue. Les radiants de ces deux essaims sont situés à moins de 10°-15° du Soleil, à l'Ouest, lors de leur maximum, et ne peuvent donc être considérés comme des cibles visuelles potentielles, même pour les observateurs de l'hémisphère Sud.
| Actif: | 1-5 janvier |
| Maximum: | 3 janvier 12h50m TU (&labmda;o = 283°16) |
| ZHR = | 120 (peut varier ~ 60-200) |
| Radiant: | a = 230° d = +49° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 41 km/s; r = 2.1 pendant le maximum (mais variable) |
| TFC: | a = 242° d = +75° et a = 198° d = +40° (ß > 40° N) |
| IFC: | avant 0h heure locale a = 150° d = +70° |
| 8 après 0h heure locale a = 180° d = +40° et a = 240° d = +70° (ß > 40° N) |
Le croissant de Lune se couchera vers minuit (heure locale) la nuit du maximum des Quadrantides depuis les sites de l'hémisphère Nord pour la plupart desquels le radiant est circumpolaire, dans la partie Nord du Bouvier. Comme cette région du ciel n'atteint une élévation utile qu'à partir de minuit heure (heure locale), prenant de l'altitude dans le jusqu'à l'aube, c'est une excellente nouvelle. Cependant, l'horaire du maximum fait que ce dernier tombe au-dessus de zones où peu d'observateurs sont présents, exceptés ceux situés dans des régions à l'extrême Ouest de l'Amérique du Nord, sur les îles de l'Océan Pacifique Nord et à l'extrême Est de la Russie. Un défi intéressant est d'essayer d'apercevoir quelques longues et occasionnelles Quadrantides depuis l'hémisphère Sud au crépuscule, mais aucune observation sensée de cet essaim ne peut être menées depuis de tels endroits.
L'horaire du maximum indiqué ci-dessus est calculé à partir des données de 1992, qui a été le retour des Quadrantides le mieux observé jamais analysé, et qui a été confirmé la plupart du temps par les résultats radio obtenus depuis 1996. Le pic en lui-même est généralement très court, et peut donc être facilement raté à cause de quelques heures de mauvais temps hivernal. C'est peut-être la raison pour laquelle le ZHR semble fluctuer d'une année sur l'autre, même s'il existe aussi probablement une véritable variabilité dans l'activité de l'essaim. Par exemple, les ZHRs visuels des résultats préliminaires de l'année 2008 sont restés stables pendant deux heures autour du maximum dont l'horaire moyen précédait de trois à quatre heures l'horaire prévu. Une difficulté supplémentaire est ajoutée par le fait que les particules du tore de météoroïdes sont distribués en fonction de leur masse, ce qui fait que les météores les moins lumineux (observables en radio ou au télescope) pourraient atteindre un maximum d'activité jusqu'à 14 heures plus tôt que les plus brillants (observables à l'oeil nu ou en photographie). C'est pourquoi les observateurs doivent rester en alerte pendant toute la période d'activité de l'essaim. Depuis l'an 2000, il arrive qu'un maximum, principalement observé en radio et suivant le maximum visuel principal d'environ 9-12 heures, soit observé certaines années, mais apparemment pas toutes. Une répétition en visuel de ce phénomène en 2009 aurait un horaire idéal pour les sites de l'Est de l'Europe à l'Asie centrale. Et bizarrement, en 2008, il semble qu'il y ait eu deux pics radio, mais le premier a eu lieu environ six heures avant le pic en visuel, et qui s'est manifesté en visuel par des taux horaires assez importants et constants avant le maximum.
Les observations passées ont suggéré que le radiant des Quadrantides était assez diffus en dehors du maximum, et qu'il se contractait fortement pendant le pic d'activité, mais cela peut également être dû au fait que l'activité est très faible en dehors des quelques heures autour du maximum. L'imagerie et les observations vidéo en utilisant les IFCs et TFCs indiqués ci-dessus pendant la période du 1-5 janvier seraient les bienvenues pour ceux qui font des recherches à ce sujet, en parallèle avec des observations au télescope et des tracés de météores en visuel.
L'activité météorique reprend aux mois d'avril-mai, avec des maxima d'essaims, des Lyrides aux pi-Puppides, qui se dérouleront sans Lune fin avril, et même les eta-Aquarides début mai qui devraient réussir à échapper à la Lune gibbeuse croissante. L'essaim de faible activité des eta-Lyrides devrait cependant rester inobservé, car leur petit maximum survient le 9 mai, ce qui coincide avec la Pleine Lune. Un peu plus tard en mai, et tout-au-long du mois de juin, l'activité météorique devient principalement diurne, avec six maxima d'essaims attendus pendant cette période. Même si certains ont affirmé avoir aperçu quelques o-Cétides et Ariétides depuis les sites tropicaux et l'hémisphère Sud ces dernières années, aucun ZHR ne peut être raisonnablement calculé à partir de telles observations. Pour les observateurs radio, les pics théoriques prévus (en TU) pour ces essaims sont les suivants : Piscides d'avril - 20 avril, 9h; delta-Piscides - 24 avril, 9h; epsilon-Ariétides - 9 mai, 8h; Ariétides de mai - 16 mai, 9h; omicron-Cétides - 20 mai, 8h; Ariétides - 7 juin, 11h; zêta-Perséides - 9 juin, 11h; beta-Taurides - 28 juin, 10h. La plupart d'entre eux ont montré des signes de vie dans les données radio obtenues de 1994 à 2007, bien que certains soient difficiles à définir individuellement du fait de leur proximité avec d'autres radiants. Il semble qu'il y ait une modeste augmentation d'activité récurrente vers le 24 avril, peut-être liée à la combinaison des activités des trois premiers essaims listés ci-dessus, par exemple. De même, les maxima des Ariétides et des zêta-Perséides ont tendance à de fondre l'un dans l'autre, ce qui se manifeste par une forte signature radio pendant quelques jours de début à mi-juin. Il semble également que les maxima de ces deux essaims de juin aient maintenant lieu avec un retard pouvant atteindre un jour par rapport à ce qui est indiqué plus haut.
L'activité de la Source Antihéliaque devrait être relativement forte, avec des ZHRS de 3 à 4 déduits des études récentes jusqu'à mi-avril, puis de nouveau vers fin avril-début mai, fin mai-début juin et fin juin-début juillet. Le reste du temps, le ZHR semble être inférieur à environ 2-3. Le radiant dérive du Sud-Est de la Vierge jusqu'à la Balance en avril, avant de passer des régions Nord du Scorpion au Sud d'Ophiuchus en mai, pour finalement entrer dans le Sagittaire en juin. Pour les observateurs de l'hémisphère Nord, les circonstances ne sont pas très favorables à l'observations de portentielles Lyrides de juin (qui ne sont actuellement pas inclues dans la Liste des Essaims Actifs, mais peuvent produire une faible activité, s'il y en a, vers le 16 juin), avec le Dernier Quartier de Lune se levant vers minuit. Les conditions sont par contre bien plus faovrable pour la chasse aux Bootides de juin.
Traversée de zones denses de Taurides: Des travaux de David Asher ont émis l'hypothèse d'une autre traversée de zones plus dense en météoroïdes pour les Taurides en juin 2009. Si c'est le cas, cela devrait se manifester par une augmentation du flux de météores radio pendant les zêta-Perséides et les bêta-Taurides qui sont tous deux associés au Complexe des Taurides (essaims météoriques, astéroïdes et comètes). Les trois dernières traversées de ces zones plus denses en poussières pendant les Taurides d'octobre-novembre de 1995, 1998 et 2005 ont été marquées par une activité notablement différente de l'activité habituelle. Ce qui s'est manifesté en 2005 (la plus impressionnante année des trois citées précédemment) par des ZHRs plus élevés et de nombreux bolides de fin octobre à mi-novembre. Un tel retour était prévu fin 2008, et restait à venir lorsque le texte de ce Calendrier était préparé. Cependant, les dernières prévisions d'un tel retour diurne en 1995, 1999 et 2002 n'ont pas été concluants, car aucun signe d'une activité probante n'a été trouvé dans les résultats radio de juin-juillet de chacune de ces années. La géométrie de la rencontre de juin 2009 est semblable à celle d'octobre- novembre 2005, donc une activité comparable à cette année devrait permettre de retrouver cette source diurne, si cela a bien lieu. La date la plus probable pour laquelle quelque chose pourrait être détectée serait environ 5 jours avant le pic des bêta-Taurides, donc vers les 20-23 juin, mais ce sont des dates hypothétiques, et les niveaux d'activité sont inconnus. Il est également possible que des bolides soient observés en plein jour, si jamais un flux important de bolides s'active, même s'il est bien évidemment que ces derniers soient volontairement observés.
| Actif: | 16-25 avril |
| Maximum: | 22 avril 11h TU (&labmda;o = 32°32 (mais peut varier - voir texte)) |
| ZHR = | 18 (peut varier - jusqu'à 90) |
| Radiant: | a = 271° d = +34° |
| Dérive du radiant: | see Tableau 6 |
| v8 = | 49 km/s; r = 2.1 |
| TFC: | a = 262° d = +16° et a = 282° d = +19° (ß > 10° S) |
La longitude héliocentrique &labmda;o = 32°32 donnée ci-dessus est celle pour laquelle le maximum serait "idéal". Ce maximum "idéal" est celui défini dans l'étude la plus détaillée jamais réalisée de nos jours sur les Lyrides, et publiée en 2001 par Audrius Dubietis et Rainer Arlt, après exploitation des résultats de l'IMO de 1988 à 2000. Cependant, l'horaire du maximum peut varier d'une année sur l'autre sur &labmda;o = 32°0-32°45 (ce qui équivaut à la tranche horaire de 3h à 14h TU, le 22 avril 2009). Il a également été montré que l'activité était variable. Un maximum à l'horaire idéal produira les taux les plus importants (ZHRs ~ 23), tandis que plus l'horaire du pic s'éloigne de cet horaire idéal, plus les ZHRs seront faibles, pour atteindre environ 14 au minimum. (Le dernier très grand maximum eu lieu en dehors de l'intervalle de temps utilisé pour l'étude, puisqu'il eu lieu en 1982 au-dessus des Etats-Unis, lorsque un court ZHR de 90 a été enregsitré.) Le ZHR moyen pendant le maximum était de 18 pendant les treize années étudiées. Alors qu'auparavant, on pensait que le maximum était très court et impulsif, les travaux précités ont montré qu'en réalité, la durée du maximum de l'essaim n'était pas non plus constante. En calculant l'intervalle de temps pour lequel le ZHR est supérieur à la moitié du ZHR maximum (le Full-Width-Half-Maximum, FWHM), une variation allant de 14.3 heures (en 1993) à 61.7 heures (en 2000) a été trouvée, avec une valeur moyenne de 32.1 heures. Cependant les taux les plus forts ne durent pas plus de quelques heures. Un autre aspect de l'étude a confirmé un fait déjà observé plus tôt au XXème siècle : il arrive, lorsque les taux horaires sont à leur maximum, que pendant un court instant, le taux de Lyrides faiblement lumineuses augmente. Dans tous les cas, l'imprévisibilité de cet essaim fait en fait un essaim qui vaut la peine d'être surveillé, puisque nous sommes incapables de dire quand le prochain sursaut d'activité surviendra.
Les Lyrides sont mieux placées pour l'observation depuis l'hémisphère Nord, mais elles sont également visibles depuis de nombreux sites au nord et au sud de l'équateur, et toutes les formes d'observation peuvent être utilisées pour cet essaim. Comme le radiant se lève toute la nuit, les observations utiles peuvent débuter à partir de 22h 30, heure locale, depuis les sites de l'hémisphère Nord, mais uniquement à partir de minuit depuis les latitudes moyennes de l'hémisphère Sud. Le croissant de Lune se lèvera trop tard dans la nuit pour poser problème dans l'hémisphère Nord, et il ne sera qu'une nuisance mineure plus au Sud le 22 avril. Si le maximum a lieu à l'horaire idéal, il devrait être mieux visible du centre à l'Est de l'océan Pacifique, et depuis l'extrême Ouest de l'Amérique du Nord, mais comme il l'a été indiqué ci-dessus, il peut avoir lieu à d'autres horaires.
| Actif: | 15-28 avril |
| Maximum: | 23 avril 16h TU (&labmda;o = 33°5) |
| ZHR = | périodique - pouvant atteindre 40 |
| Radiant: | a = 110° d = -45° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 18 km/s; r = 2.0 |
| TFC: | a = 135° d = -55° et a = 105° d = -25° (ß < 20° N) |
L'activité de cette source n'a été détectée qu'à partir de 1972, avec de remarquables pics d'activité de courte durée d'environ 40 météores enregistrés en 1077 et 1982, ces deux années correspondant au retour au périhélie de la comète à l'origine de l'essaim, 26P/Grigg-Skjellerup. Jusqu'en 1982, seule une petite activité était parfois decelée, mais en 1983, un ZHR d'environ 13 a été rapporté, suggérant peut-être que les particules avaient commencer à se disperser le long de l'orbite de la comète, comme le prévoit la théorie. Le passage au périhélie le plus récent de la comète Grigg-Skjellerup en mars 2008 n'a pas été accompagnée de phénomène météorique particulier en avril dernier, mais les conditions lunaires étaient mauvaises en 2008, et l'activité étant prévue pour être de faible luminosité a pu être ratée. A l'heure où le calendrier était préparé, aucune forte activité des p-Puppides n'était prédite pour 2009. Les pi-Puppides sont mieux visibles depuis l'hémisphère Sud, d'où les observations peuvent être menées avant minuit, car le radiant est ensuite très bas, puis se couche après 1h, heure locale. La Nouvelle Lune du 25 avril donne des conditions d'observations parfaites cette année. Il est important de surveiller ce qui se passe pour cet essaim tous les ans, même si aucune activité évidente n'est rapportée, car les bases de données passées le concernant ont tendance à être plutôt incomplètes. Jusqu'ici, des données radio et visuelles ont été collectées sur cet essaim, mais la faible vitesse combinée à la luminosité parfois forte de certains de ces météores en font des cibles de choix pour les photographes. Aucune donnée détaillée vidéo ou télescopique n'a été enregistrée jusqu'à présent.
| Actif: | 19 avril- 28 mai |
| Maximum: | 6 mai 0h TU (&labmda;o = 45°5 |
| ZHR = | 85 (variable périodiquement - ~ 40-85) |
| Radiant: | a = 338° d = -01° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 66 km/s; r = 2.4 |
| TFC: | a = 319° d = +10° et a = 321° d = -23° (ß < 20° S) |
Un bel et riche essaim associé à la comète 1P/Halley, comme les Orionides en octobre, mais qui n'est observable que quelques heures avant l'aube, et principalement depuis les tropiques et l'hémisphère Sud. Des résultats utiles ont cependant été obtenus à partir de sites situés à une latitude d'environ 40°N ces dernières années, et quelques météores occasionnels ont même été rapportés de lieux d'observations encore plus au Nord, mais globalement, une surveillance accrue serait bénéfique pour l'essaim. Les météores étant rapides et souvent brillants, cela vaut la peine d'attendre le lever du radiant, nombre de membres de l'essaim laissant une traînée brillante après leur passage. Lorsque le radiant est bas, les êta-Aquarides ont tendance à avoir de très longues trajectoires, ce qui peut vouloir dire que les observateurs sous-estiment leur vitesse angulaire, et c'est pourquoi il faut faire extrêmement attention lorsque de telles observations sont rapportées.
Un maximum relativement diffus, avec parfois un nombre changeant de submaxima a généralement lieu en mai. Les analyses récentes de l'IMO de ces dernières années, réalisées à partir des données collectées entre 1984 et 2001, ont montré que les ZHRs sont généralement au-dessus de 30 entre le 3 et le 10 mai, et que le taux d'activité du pic varie grossièrement suivant un cycle de 12 ans. Le prochain maximum d'activité devrait tomber entre 2008 et 2010, si ce cycle lié à l'influence de Jupiter est vérifié, et c'est pourquoi l'activité pourrait être à son plus haut niveau en 2009. Cependant, en 2007, contre toute attente, l'activité a été plus faible que d'habitude (avec des pics d'activité de ZHRs proches de 50), ce qui, combiné aux forts retours d'activité des Orionides en octobre 2006 et 2007, ajoute un degré d'incertitude sur ce qui pourrait arriver aux ?-Aquarides cette annee. La Lune gibbeuse du 6 mai se couchera à temps pour laisser la meilleure période d'observation de l'essaim observable, au moins pour ceux situés au sud de l'équateur. Toutes les formes d'observation peuvent être employées pour étudier cet essaim, les techniques radio permettant de suivre son activité pendant les heures suivant le lever du Soleil, même depuis de nombreux sites localisés plus au Nord. Le radiant passe au méridien vers 8h, heure locale.
| Actif: | 22 juin- 2 juillet |
| Maximum: | 27 juin 08h30m TU (&labmda;o = 95°7 |
| ZHR = | variable - 0-100+ |
| Radiant: | a = 224° d = +48° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 18 km/s; r = 2.2 |
| TFC: | a = 156° d = +64° et a = 289° d = +67° (ß = 25°-60° N) |
Cette source a été réintroduite dans la Liste d'Essaims Actifs après son sursaut d'activité inattendu en 1998, quand des ZHRs compris entre 50 et 100+ furent visibles pendant plus de 12 heures. Un autre sursaut de même durée, mais avec des ZHRs d'environ 20-50 a été observé le 23 juin, à une date alors antérieure au début de la période d'activité de l'essaim. C'est pourquoi cette donnée a été modifiée afin d'être sûrs qu'une activité aussi précoce puisse être observée à l'avenir, et nous encourageons tous les observateurs à surveiller régulièrement l'essaim pendant toute sa période d'activité, en cas de sursauts d'activité. Avant 1998, seuls trois sursauts d'activité avaient été détectés, en 1916, 1921 et 1927, bien que celui de 1921 a été enregistré de manière assez peu sûre. Comme aucun rapport significatif n'a été fait entre 1928 et 1997, il est probable que les météoroïdes n'ont alors plus rencontré la Terre. Les dynamiques de l'essaim étaient assez mal connues, même si des modélisations théoriques récentes ont aidé à sa compréhension. La comète à l'origine de l'essaim, 7P/Pons-Winnecke, a une orbite dont qui passe environ 0.24 unités astronomiques à l'extérieur de celle de la Terre lors de sa plus grande approche. Son passage au périhélie le plus récent a eu lieu en septembre 2008. Les sursauts de 1998 et 2004 ont donc clairement été liés à des particules libérées par le passé par la comète puisque leurs orbites diffèrent légèrement. Les tores de poussière relâchés lors des différents passages au périhélie de la comète au XIXème siècle semblent être à l'origine des deux derniers sursauts. Il n'y avait aucune prévision d'activité pour 2009 à l'heure où ce calendrier était rédigé, mais les conditions d'observation sont très faovrables depuis les latitudes Nord moyennes, d'où le radiant est le mieux visible, le croissant de Lune se couchant tôt. Les crépuscules prolongés - voire continus en certains lieux - de l'été signifient de toutes façons que les nuits sont courtes. le radiant est assez haut placé pour l'observation quasimment toute la nuit, et toutes les techniques d'observation peuvent être utilisées.
La Source Antihéliaque sera la principale attraction visuelle pendant la plus grande partie du mois de juillet, son radiant se déplaçant progressivement à travers l'Est du Sagittaire, puis le Nord du Capricorne et le Sud-Ouest du Verseau. Cependant, les résultats laissent entendre que cette Source pourrait ne pas être détectable après les premiers jours, car les ZHRs semblent être inférieurs à 2 pendant la plus grande partie du mois, voire en-dessous de 1 au milieu du mois ! L'activité reprend quelque peu avec des ZHRs d'environ 2-3 de fin juillet à mi-août. Ce niveau d'activité fait qu'il n'est pas trop compliqué d'identifier le maximum des a- Capricornides, raisonnablement épargné par la Lune, bien que son radiant se superpose à celui de la Source Antihéliaque. La forte activité des delta-Aquarides, la distance entre le radiant des Pisces Austrinides et la région de l'ANT, font que ces deux essaims devrait s'en distinguer également, surtout depuis l'hémisphère Sud. Lors de la forte activité des Perséides (gâchée par la Lune) et le maximum des kappa-Cygnides (sans Lune), les ZHRs de l'ANT seront retombés sous la barre des 2, alors que le radiant traversera le verseau, et sera dans la partie Ouest des Poissons pendant le maximum des alpha-Aurigides à la limite des mois d'août et septembre. L'essaim de faible activité des Perséides de septembre sortira perdant à cause de la Lune gibbeuse décroissante lors de son maximum aux alentours du 9 septembre, mais une partie du pic de très faible activité des delta-Aurigides, un peu plus tard dans le mois, devrait être assez épargné par la Lune pour être observé.
Pendant la plus grande partie du mois de septembre, le radiant de l'ANT continue d'être actif depuis les Poissons, même si les ZHRs ne devraient pas être supérieurs à 2-3, mais n'oubliez pas qu'à partir du 25 septembre, les météores en provenance de cette source ne devront plus être enregistrés comme tels, puisque les deux essaims des taurides prennent le relais de l'activité proche de l'écliptique jusqu'à fin novembre. Pour les observateurs radio diurnes, l'intérêt sera moindre qu'en mai-juin, mais il reste les gamma-Léonides, invisibles en visuel (pic prévu vers le 25 août, 10h TU, même s'il n'a pas été retrouvé dans les résultats vidéo récents), et un essaim difficilie à observer à l'oeil nu, les Sextantides. Leur maximum est prévu le 27 septembre, vers 10h TU, mais peut avoir lieu un jour plus tard. En 1999, une forte activité a été enregistrée à &labmda;o ~ 186°, ce qui équivaudrait au 29 septembre 2009, tandis que le pic du 27 septembre 2002 n'a pas été retrouvé, alors qu'un autre l'a été le 29-30 septembre ! Il semble plausible que plsusiers maxima de faible activité début octobre soient lié à cet essaim radio. La Lune gibbeuse ne sera d'aucune gêne supplémentaire pour les observateurs visuels qui espèrent apercevoir quelques Sextantides avant l'aube, fin septembre, bien que le radiant se lève moins d'une heure avant le Soleil depuis les deux hémisphères.
Perséides: Même si l'essaim de forte activité des Perséides sera affecté par le Dernier Quartier de Lune lorsqu'il sera proche de son maximum cette année, il est possible qu'il produise de nouveau plus d'un pic d'activité, avec peut-être des taux horaires accrus. Le maximum classique est prévu le 12 août, vers 17h30m-20h00m TU (&labmda;o = 140°0-140°1), mais Esko Lyytinen pense que nous devrions rencontre le tore de particules de 1610 plus tôt, le 12 août, vers 9h00m TU (&labmda;o = 139°661). Ceci pourrait être à l'origine d'une activité de quelques dizaines (voire une centaine) de Perséides se superposant à l'activité normale, et dont la distribution de magnitudes devrait être normale, ou alors un petit peu plus brillantes. Les taux pourraient également être accrus, grâce à la relative proximité de la Terre du coeur du courant annuel classique, probablement à des horaires précédent le pic classique, le 12 août. Le tore de particules relâché au XIXème siècle devrait passer 0.0003 unités astronomiques à l'intérieur de l'orbite terrestre à &labmda;o = 139°499, donc vers 5h TU le 12 août, même s'il ne devrait faire monter le ZHR que d'une dizaine de météores. Naturellement, toutes les informations permettant de savoir ce qui se passe seront valables, malgré la Lune, donc tous les observateurs visuels sont encouragés à suivre autant que possible ces possibles maxima de Perséides.
| Actif: | 15 juillet- 10 août |
| Maximum: | 28 juillet (&labmda;o = 125°) |
| ZHR = | 5 |
| Radiant: | a = 341° d = -30° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 35 km/s; r = 3.2 |
| TFC: | a = 255° à 000° d = 00° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 30° N) |
Très peu d'informations ont été collectées sur les Piscis Austrinides ces dernières décennies, dont les caractéristiques de l'essaim n'ont pas été confirmées, et il est possible que le ZHR indiqué soit un peu optimiste. Cependant, cette impression peut être liée à la profusion de données s'y rapportant récoltées l'été depuis l'hémisphère Nord, et la quasi-absence de telles données depuis l'hémisphère Sud. L'essaim semble riche en météores faiblement lumineux, ressemblant plutôt aux proches ANT et SDA, donc les travaux télescopiques sont conseillés pour essayer d'en savoir plus. Le Premier Quartier de Lune se couchera entre 22h-00h (plus tard pour les sites d'observations situés plus au Sud) lors du maximum probable.
| Actif: | 12 juillet- 19 août |
|---|---|
| Maximum: | 28 juillet (&labmda;o = 125°) |
| ZHR = | 20 |
| Radiant: | a = 339° d = -16° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 41 km/s; r = 3.2 |
| TFC: | a = 255° à 0° d = 0° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 40° N) |
De même que les PAU et ANT, les SDA sont souvent peu brillantes, et sont donc des cibles de choix pour l'observation au télescope, même s'il y a suffisamment de météores plus brillants pour rendre l'observaion à l'oeil nu et la photographie égalmeent valables, en priorité depuis les sites localisés le plus au Sud. Des travaux radio peuvent également bien suivre les SDA, d'autant que cet essaim a parfois eu une signature radio étonnamment forte. Des tracés précis des trajectoires des météores sont recommandés pour pouvoir associer précisément les météores à leur essaim. Les radiants des SDA/PAU/ANT/CAP sont bien au-dessus de l'horizon pendant une grande partie de la nuit, et les SDA bénéficient des mêmes bonnes conditions d'observation que les PAU pendant les deuxièmes moitié de nuits autour de leur maximum. Son pic n'est pas aussi court que pourrait le laisser suggérer la date indiquée ci-dessus, mais les ZHRs ne varient pas trop du 28 au 30 juillet. Une possible variabilité des taux a également été suspectée, mais elle n'a pas été confirmée par les études récentes.
| Actif: | 3 juillet- 15 août |
| Maximum: | 30 juillet (&labmda;o = 127°) |
| ZHR = | 4 |
| Radiant: | a = 307° d = -10° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 23 km/s; r = 2.5 |
| TFC: | a = 255° à 0° d = 0° à +15° |
| choisissez des paires de champs séparés d'environ 30° en a (ß < 40° N) | |
| IFC: | a = 300° d = +10° (ß > 45° N) |
| a = 320° d = -05° (ß=0° à 45° N) | |
| a = 300° d = -25° (ß < 0°) |
Les CAP et SDA ont été confirmé visuellement ces dernières années, faisant la différence par rapport à d'autres radiants à supposés jusqu'alors bien plus faiblement actifs dans la région du Capricorne/Verseau. Il reste à voir si l'activité des CAP peut être séparée de celle du radiant de l'ANT, car son radiant se superpose en partie au large ovale ANT. La vitesse légèrement plus faible des alpha-Capricornides par rapport aux météores de la ANT pourrait aider à les distinguer de l'activité de fond de l'écliptique. Les CAP sont remarquables pour leur forte luminosité, certains membres étant même des bolides, ce qui, combiné à leur faible vitesse apparente, en font des objets parmi les plus impressionnants et les plus attirants qu'un observateur puisse espérer. Une légère relance de l'activité des CAP a été remarquée en 1995 par les observateurs européens de l'IMO, avec des ZHRs atteignant environ 10. Des résultats récents laissent entendre que le maximum pourrait perdurer pendant un jour de plus, donc peut-être le 30-31 juillet cette année. La Lune gibbeuse se couche plus tard à cette période que pour les PAU et SDA, c'est-à-dire entre 23h et 3h environ (de même, plus au Sud, elle se couchera plus tard).
| Actif: | 3-25 août |
| Maximum: | 17 août (&labmda;o = 145°) |
| ZHR = | 3 |
| Radiant: | a = 286° d = +59° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 25 km/s; r = 3.0 |
| IFC: | a = 330° d = +60° et a = 300° d = +30° (ß > 20° N) |
Cette année, le croissant lunaire ne sera d'aucune gêne à l'observation du pic des kappa-Cygnides depuis les sites de l'hémisphère Nord, d'où le radiant est plus accessible. Son index de population r suggèrent que des observations vidéo et télescopiques devraient bénéficier de l'activité de l'essaim, mais les observateurs à l'oeil nu et les photographes devraient savoir que de lents bolides en provenance de cette source ont également été enregistrés. La quasi-stationnarité du radiant est liée à sa proximité au pôle Nord de l'écliptique, dans le Dragon. Une vartiation de l'activité, peut-être couplée à une périodicité dans l'apparition de bolides, a parfois été évoquée, mais plus de données sont recquises, cet essaim étant souvent ignoré au profit des Perséides en août.
| Actif: | 25 août- 8 septembre |
| Maximum: | 1er septembre 01h TU (&labmda;o = 158°6) |
| ZHR = | 7 |
| Radiant: | a = 84° d = +42° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 66 km/s; r = 2.6 |
| TFC: | a = 052° d = +60°; a = 043° d = +39° et |
| a = 023° d = +41° (ß > 10° S) |
| Actif: | 18 septembre- 10 octobre |
| Maximum: | 29 septembre (&labmda;o = 186°) mais voir texte |
| ZHR = | 3 |
| Radiant: | a = 82° d = +49° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 64 km/s; r = 2.9 |
| TFC: | identiques aux AUR |
Comme les Perséides de septembre (SPE), ces essaims essentiellement observables depuis l'hémisphère Nord semblent faire partie d'une série de sources méconnues dont les radiants sont localisés autour du Bélier, de Persée, de Cassiopée et du Cocher, et actives de fin août à octobre. Les études réalisées par l'IMO en utilisant les données collectées depuis 1986 ont suggéré qu'au moins trois essaims étaient actifs tous les ans, parmi lesquels celui des AUR est de loin le plus actif. Des données télescopiques pour étudier tous les radiants de cette région du ciel - et peut-être observer simultanément les ß-Cassiopéides simultanément - seraient particulièrement utiles, mais l'imagerie, la vidéo et des tracés visuels de météores sont également les bienvenus.
Les AUR ont parfois été à l'origine de courts sursauts d'activité inattendus, avec des EZHRs d'environ 30-40 enregistré en 1935, 1986 et 1994, bien qu'il n'ait pas été surveillé régulièrement, et donc que d'autres événements aient pu être ratés. Seuls trois observateurs ont par exemple observé les sursauts de 1986 et 1994, par exemple ! Bien que partiellement victime de la Lune, le premier sursaut d'activité prévu a grossièrement eu lieu au moment prédit en 2007, produisant un court pic d'EZHRs proche de 130 au-dessus de l'Amérique du Nord, avec de nombreux météores lumineux. Les données radio ont suggéré l'existence d'une 'traînée' suivant cet événement, puisque de nombreux météores de plus faibles luminosité ont continué à être enregistrés pendant une heure suivant le pic principal, mais les observateurs à l'oeil nu n'ont pas pu le confirmer, probablement à cause du peu de noirceur du ciel dû à la Lune. Les deux radiants des Aurigides atteignent une élévation utile après 23h-0h, heure locale, et cette année, les conditions sont assez favorables pendant le pic des AUR, la Lune gibbeuse se couchant entre minuit et 2h dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Cependant, aucune forte activité n'était prédite lors de la rédaction de ce texte.
Le nom DAU a été récemment adopté et désigne le segment le moins actif de ce qui être un essaim unique, car son activité et la position de son radiant sont continues de celles des Perséides de septembre. Mais maintenant, les deux essaims doivent être considérés comme deux sources distinctes lors de vos observations. Le maximum des DAU est faible et très mal défini entre à peu près &labmda;o = 181°-191° ( 24 septembre au 4 octobre 2009). La date du 29 septembre est simplement le milieu approximatif de l'intervalle cité ci-dessus, et correspond cette année à une Lune gibbeuse qui se couchera avant minuit, heure locale, au Nord de l'équateur. Quelques jours après ce possible maximum, les problèmes liés à la Lune iront croissants, car la Pleine Lune du 4 octobre sera alors plus proche.
L'année ce termine sur un excellent trimestre, pour lequel les maxima de tous les essaims les plus actifs auront lieu par des nuits sans Lune. Seuls trois pics d'essaims moins actifs seront perdus à cause d'une Lune trop lumineuse : les Taurides Sud, les s-Hydrides ( 12 décembre) and les Coma Bérénicides (probablement vers le 29 décembre, mais lire les notes ci-dessous). La période autour du maximum possible des Puppid-Vélides, début décembre (date de référence le 7 décembre) peut également être affectée par la Lune. ANT commence ce trimestre en étant virtuellement inactif au profit des Taurides, mais lorsque ces dernières commenceront à perdre de l'activité, nous devrions commencer à les distinguer de nouveau des sporadiques, car il sera la seule source active sur l'écliptique à partir du 26 novembre, avec un radiant situé dans les parties Est du Taureau. Au long du mois de décembre, le centre du radiant traversera le Sud des Gémeaux, et même si les analyses suggèrent que les ZHRs probables seront inférieurs à 2 à cette période, cette inactivité apparente peut être liée à la force des proches Géminides, légèrement plus au Nord pendant une partie du mois de décembre, ainsi qu'à la faible activité simultanée des Monocérotides, un peu plus au Sud.
Météores du 5/6 octobre: Des sursauts d'activité de courte durée ont été enregistrés en vidéo par des observateurs européens en 2005 et 2006, les 5/6 octobre. Le radiant, circumpolaire depuis l'hémisphère Nord serait situé à proximité de la queue du Dragon, vers les coordonnées a ~ 165° d ~ +78°. L'événement de 2005 (uniquement) a été enregistré très faiblement en radio, mais aucun résultat visuel n'a confirmé ces deux manifestations, qui ne se sont pas répétées en 2007. Les observations de 2008 n'ont pas encore eu lieu à la date où nous écrivons. Comme les événements de 2005/2006 ont une lieu à &labmda;o ~ 192°55-192°64, cela équivaudrait à un retour le 5 octobre 2009, entre 19h20m et 21h30m TU, ce qui n'est pas très favorable à cause de la Lune, Pleine le 4 octobre. Les météores avaient une vitesse d'entrée atmosphérique d'environ 45-50 km/s. Si les périodes d'activité restent les mêmes, ils seront mieux visibles en vidéo depuis l'Est de l'Europe et à travers toute l'Asie.
Coma Bérénicides (COM): Comme il avait été indiqué dans le Calendrier 2008 d'Essaims Météoriques, les données de vidéos de l'IMO suggéraient que l'activité des COM provenait en fait d'un radiant localisé grossièrement 15° à l'Ouest de la position déduite des observations des décennies antérieures. On ne sait pas encore s'il s'agit du même essaim ou d'un essaim distinct, pas plus que nous savons s'il suit la même courbe d'activité que les COM (date du maximum, période d'activité). Même si le maximum récemment défini fin décembre n'est pas des plus favorables à cause de la Lune, ceux qui observeront à d'autres dates pendant la longue période d'activité de cet essaim doivent être au courant de la distinction entre ces deux radiants, et attribuer aux météores en provenance de l'ancien radiant la désignation 'COM', mais ceux dont les paramètres sont plus proches du "nouveau" radiant vidéo sous le signle 'CBE', pour bien distinguer les deux sources dans vos données. Dans les cas douteux, les CBE doivent être préférées, car sa position est plus fiable et mieux définie. Pour faciliter la tâche des observateurs, la carte ci-dessous montre à la fois "l'ancien" et le "nouveau" radiants de la Chevelure de Bérénice.
| Actif: | 6-10 octobre |
| Maximum: | 8 octobre 16h40m TU (&labmda;o = 195°4) mais voir texte |
| ZHR = | périodique - peut atteindre des niveaux de tempêtes météoriques |
| Radiant: | a = 262° d = +54° |
| Dérive du radiant: | négligeable |
| v8 = | 20 km/s; r = 2.6 |
| TFC: | a = 290° d = +65° et a = 288° d = +39° (ß > 30° N) |
Les Draconides sont avant tout un essaim périodique à l'origine de deux courtes tempêtes spectaculaires de météores au siècle dernier, en 1993 et en 1946, ainsi que de taux un peu plus faibles à d'autres dates (ZHRs entre 20 et 500+). Cet essaim est mieux observé lorsque la comète à l'origine de l'essaim, 210/Giacobini-Zinner, passe au périhélie, comme elle l'a fait la dernière fois en juillet 2005. Sa période orbitale est actuellement d'environ 6.6 années. En octobre 2005, un sursaut d'activité complètement inattendu eut lieu lorsque la Terre était très proche du point nodal de la comète, vers &labmda;o = 195°40-195°44, et était probablement lié aux partcules relâchées en 1946. Les ZHRs visuels étaient d'environ 35, mais les détections radar suggèrent des taux bien plus importants, et plutôt proches de 150. Le pic a également été enregsitré en radio, mais il n'est pas apparu aussi fort. Les horaires dispersées des maxima passés s'étendent de &labmda;o = 195°075 (en 1998; EZHRs ~ 700), ce qui équivaut au 8 octobre 2009, 8h45m TU, au passage par le point nodal, et jusqu'à &labmda;o=195°63-195°76 (un petit sursaut en 1999, qui n'est pas une année où la comète passait au périhélie; ZHR ~ 10-20), équivalent au 9 octobre, 1h30m TU. Le radiant est circumpolaire depuis de nombreux sites de l'hémisphère Nord, mais il est plus ahut avant minuit, et avant l'aube début octobre. Pour de tels sites, la Lune gibbeuse n'autorise qu'une courte fenêtre d'observation après le crépuscule. Les Draconides sont exceptionnellement lentes : cette caractéristique devrait aider à distinguer les membres de l'essaim des sporadiques qui pourraient être accidentellement alignés avec le radiant.
| Actif: | 14-27 octobre |
| Maximum: | 18 octobre (&labmda;o = 205°) |
| ZHR = | 2 |
| Radiant: | a = 102° d = +27° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 70 km/s; r = 3.0 |
| TFC: | a = 090° d = +20° et a = 125° d = +20° (ß > 20° S) |
Un essaim de faible activité dont les caractéristiques et la période d'activité sont très semblables à celles des Orionides. De grandes précautions doivent donc être prises pour séparer ces deux sources avec des observations instrumentales - plus particulièrement des travaux au télescope ou en vidéo - ou le tracé des trajectoires des météores observés à l'oeil nu. Alors que l'on suspectait l'activité de l'essaim d'être surestimée à cause du mauvais alignement d'Orionides avec leur radiant, une récente étude vidéo de Sirko Maulo a montré que l'activité des epsilon-Géminides était bien réelle. La Nouvelle Lune crée des condition d'observations parfaites, et une opportunité idéale d'obtenir des données depuis les deux hémisphères, bien que les observateurs situés au Nord bénéficient d'une plus grande élévation du radiant, car la région dans laquelle il est situé atteint une hauteur utile à partir de minuit.
| Actif: | 2 octobre- 7 novembre |
| Maximum: | 21 octobre (&labmda;o = 208°) |
| ZHR = | 30 |
| Radiant: | a = 095° d = +16° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 66 km/s; r = 2.4 |
| TFC: | a = 100° d = +39° et a = 075° d = +24° (ß > 40° N) |
| \in | or a = 080° d = +01° et a = 117° d = +01° (ß < 40° N) |
La Nouvelle Lune d'octobre tombe parfaitement pour le pic 2009 des Orionides. Le radiant de l'essaim, proche de l'équateur céleste, atteint une élévation suffisante à partir d'environ minuit (heure locale) depuis les deux hémisphères (un tout petit peu plus tôt au Nord), donc quasiment tout-le-monde peut profiter du spectacle. Les années 2006 et en 2007 ont été marquées par une forte activité des orionides, avec des ZHRs supérieurs au pic habituel pendant deux à trois nuits consécutives, et atteignant 50-70. De nombreuses Orionides brillantes ont également été observées en 2006. Les analyses de l'essaim par l'IMO, et la plus récente, réalisée par Jürgen rendtel en utilisant les données collectées entre 1979 et 2006, ont montré que le ZHR du maximum, ainsi que l'indice de population r varient d'une année sur l'autre, mais que les ZHRs maximum tournent généralement autour de 20-25, et l'indice de population r moyen est de 2.4. Une étude antérieure menée par Audrius Dubietis a semblé partiellement confirmer la périodocoté de 12 années des retours les plus actifs qui avait déjà été évoquée plus tôt au XXème siècle. Ce qui laisse entendre que l'activité pourrait être plus forte pendant la période 2008-2010, et donc que les meilleurs ZHRs pourraient avoisiner les 30 cette année. Les fortes activité des années 2006-2007 semblent être liées à des effets de résonance, qui devait également se manifester en 2008 (encore à venir au moment où le Calendrier est rédigé). Cependant, cela ne devrait plus se reproduire en 2009 : c'est pourquoi il sera extrêment intéressant de voir ce qui va se passer cette fois. Les orionides sont connues pour avoir plusieurs maxima secondaires s'ajoutant au maximum principal, ce qui permet parfois à l'activité de rester à peu près constante pendant plusieurs nuits consécutives autour du pic. En 1993 et en 1998, un maximum secondaire aussi actif que le maximum primaire à été enregistré les 17/18 octobre depuis l'Europe, par exemple. Tous les observateurs devraient être conscients de ces possibilités, car les conditions d'observation sont tout aussi favorables pour la nuit du 17/18 octobre. Plusieurs sous-radiants ont été rapportés par le passé, mais des résultats vidéo récents suggèrent que le radiant est bien moins complexe; des travaux photographiques, télescopiques et vidéo seraient utiles pour le confirmer, car les observateurs à l'oeil nu ont visiblement eu des difficultés à déterminer la position du radiant.
| Actif: | 19-27 octobre |
| Maximum: | 23 octobre (&labmda;o = 210°) |
| ZHR = | 2 |
| Radiant: | a = 161° d = +38° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 62 km/s; r = 3.0 |
| TFC: | a = 190° d = +58° et a = 135° d = +30° (ß > 40° N) |
Ce petit essaim de faible activité a un ZHR qui est apparemment en-dessous du seuil de détection visuel. Des photographies ont détecté des signes d'activité d'une source à proximité du radiant proposé ci-dessus, mais il n'existe aucune donnée fiable sur la période d'activité la plus probable de l'essaim. De récentes analyses vidéo réalisées par Sirko Maulo pour rechercher des radiants sans utiliser aucune donnée sur les essaims, ont confirmé le radiant à partir de travaux de stations vidéo multiples, et déterminé un maximuù aux alentours de &labmda;o = 210°. La région du radiant ne peut être observée que depuis l'hémisphère Nord, d'où il se lève vers minuit. La date du maximum proposé correspond à un croissant de Lune, qui se sera couché longtemps avant le lever du radiant, ce qui laisse la possibilité d'essayer de confirmer visuellement l'activité de l'essaim. Des observations télescopiques, de l'imagerie, ou des tracés très précis des trajectoires des météores sont conseillés.
| Actif: | 25 septembre- 25 novembre | |
| Maximum: | 5 novembre (&labmda;o = 223°) | |
| ZHR = | 5 | |
| Radiant: | a = 52° d = +15° | |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 | |
| v8 = | 27 km/s; r = 2.3 | |
| TFC: | choisir des champs sur l'écliptique | à ~ 10° à l'E ou l'W des radiants (ß > 40° S) |
| Actif: | 25 septembre- 25 novembre |
| Maximum: | 12 novembre (&labmda;o = 230°) |
| ZHR = | 5 |
| Radiant: | a = 58° d = +22° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 29 km/s; r = 2.3 |
| TFC: | comme les Taurides Sud |
Ces deux courants font partie du complexe associé à la comète 2P/Encke. Il est plus facile de définir leur radiant en utilisant des tracés très précis à partir d'oibservations à l'oeil nu ou au télescope, ou en faisant de la photographie, car ils sont très larges et diffus. Pour l'association des météores à leur essaim, chaque radiant doit être considéré comme un ovale d'environ 20° x 10° (ascension droite fois la déclinaison) centré sur la position pour une date donnée. L'activité de ces essaims est bien plus importante que celle de la Source Antihéliaque pendant l'automne, donc ANT doit être considérée comme inactive tant que les Taurides le sont. Leur luminosité ainsi que leur relative lenteur de beaucoup de ces météores en font des cibles idéales pour les photographes. Ces avantages, combinés à l'activité faible, mais cumulée et stable, des deux sources en font d'excellents essaims débuter dans le tracé de météores. Le maximum d'activité de ces deux essaims se manifeste sous forme d'un plateau pendant une dizaine de jours début novembre, qui est réputé pour être la source de superbes bolides, même si cela n'a apparemment pas lieu tous les ans. Comme cela a été suggéré au deuxième trimestre de ce Calendrier, des études de David Asher ont montré que l'augmentation des taux de Taurides très brillantes était vraisemblablement liée à la traversée par la Terre de zones plus denses en grosses particules à l'intérieur même des tores de poussières. Cela a notamment eu lieu pour la dernière fois en 2005, lorsque de nombreux bolides, parfois très brillants ont été observés, tandis que des ZHRS d'envion 10-15 durèrent du 29 octobre au 10 novembre. Un tel phénomène était prévu pour 2008 lorsque ce calendrier était en cours de préparation, mais par contre, rien d'exceptionnel n'était prévu pour que cela arrive de nouveau en 2009, ce qui n'est pas plus mal, vu que la pleine Lune dominera le ciel pendant fin octobre et début novembre (qui inclut le maximum des STA) cette année. Le pic d'activité des NTA bénéficiera par contre d'un croissant de Lune. Les radiants étant localisés à proximité de l'écliptique, tous les amateurs de météores peuvent surveiller ces essaims, même si ceux localisés dans l'hémisphère Nord sont mieux placés puisque les radiants sont haut dans le ciel pendant une grande partie de la nuit, tandis que ceux de l'hémisphère Sud ne peuvent observer que pendant une fenêtre de 3-5 heures autour de minuit (heure locale), lorsque le Taureau est bien au-dessus de l'horizon.
| Actif: | 10-21 novembre |
| Maximum: | 17 novembre 15h10m UT |
| (rencontre du point nodal à &labmda;o = 235°27) mais voir ci-dessous | |
| ZHR = | 100+? |
| Radiant: | a = 152° d = +22° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 71 km/s; r = 2.9 |
| TFC: | a = 140° d = +35° et a = 129° d = +06° (ß > 35° N) ou |
| a = 156° d = -03° et a = 129° d = +06° (ß < 35° N) | |
| IFC: | a = 120° d = +40° avant 0h heure locale (ß > 40° N);\p |
| a = 120° d = +20° avant 4h heure locale et a = 160° d = 00° après 4h (ß > 0° N) | |
| a = 120° d = +10° avant 0h heure locale et a = 160° d = -10° (ß < 0° N) |
Le passage au périhélie de la comète à l'origine de l'essaim des Léonides, 55P/Tempel-Tuttle, a eu lieu il y a plus de dix ans maintenant, mais cela n'a pas empêché l'activité de l'essaim d'être variable de manière remarquable d'une année sur l'autre. Cette année pourrait être celle d'un nouveau retour de forte activité, avec des ZHRs qui sont prévus pour atteindre des maxima proches de 100+ d'après les modélisations théoriques indépendantes de david Asher, Esko Lyytinen & Marku Nissinen, Mikhail Maslov, et Jérémie Vaubaillon. Les tores de particules relâchées par la comète en 1466 et 1533 devraient être les plus gros contributeurs de ce qui va venir, avec des pics attendus le 17 novembre, à des horaires compris entre 20h40m et 22h TU. Les travaux d'Esko & Marku suggèrent que le tore de 1466 pourrait produire une augmentation des taux d'activité avec des ZHRs supérieurs à 20 du 17 novembre, 6h30 TU au 18 novembre, 0h30 TU, et supérieurs à environ 40 entre 16h et 23h TU le 17 novembre. Cette augmentation de l'activité va probablement se combiner à celle liée au tore de 1533 qui devrait faire remonter les ZHRs jusqu'à peut-être 120 entre 21h et 22h TU le 17. Mikhail suggère également que l'activité devrait avoir un maximum vers cet horaire, avec des ZHRs d'environ 130-140, mais les modélisations de Jérémie indiquent la possibilité d'une tempête de météores, avec des maxima vers 21h44 (ZHRs d'environ 950+) et 21h51 TU (ZHR d'environ 600) ce qui donne des taux combinés compris entre 100-1500 météores par heure pendant de courts instants. D'autres maxima secondaires sont également possibles, vers 7h26 le 17 novembre (ZHRs d'environ 200+), vers 9h le 18 novembre (ZHR ~ 25-30), vers 0h04 et 19h TU le 19 novembre (ZHRs d'environ 10-15 en météores peu lumineux), d'après ces mêmes chercheurs. L'horaire de traversée du point nodal indiqué au-dessus est également un pic possible, mais qui est le maximum classique qui a généralement lieu quand aucun sursaut d'activité n'est observé. Ses taux horaires sont plus modestes : environ 10-20 Léonides par heure.
Il est évident que la soirée et le début de matinée de la nuit du 17/18 novembre vont être les plus intéressantes pour les observateurs. Par chance, la Lune est Nouvelle le 16 novembre, ce qui assure des conditions d'observation parfaites pour surveiller ce qui va se passer (bien se rappeler que rien n'est garanti dans le domaine des météores !). Comme le radiant des Léonides atteint une élévation utile seulement après minuit (heure locale) (voire plus tard pour les observateurs de l'hémisphère Sud), la période critique de 21h-22h TU devrait être plus favorable pour les sites localisés en Asie de l'extrême Est de l'Europe jusqu'au Japon (ou des sites localisés aux mêmes longitudes). Mais comme l'activité peut être inhabituelle également entre 6h et 24h TU le 17 novembre, seuls les observateurs européens et africains risquent de ne tout rater. Mais de ces deux continents, des observations radio peuvent être menées pendant une partie de cette période intéressante. Bien sûr, il n'est pas exclus que d'autres maxima puissent être observés (il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les dernières mises à jour des prévisions), et les observateurs doivent rester en alerte aussi longtemps que les conditions le permettent, au cas où quelque chose d'inattendu ait lieu. Toutes les techniques d'observation peuvent être utilisées.
| Actif: | 15-25 novembre |
| Maximum: | 21 novembre 15h25m TU (&labmda;o = 239°32) |
| ZHR = | variable - généralement ~ 5 mais peut produire des sursauts d'activité atteignant 400+ |
| Radiant: | a = 118° d = +01° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 65 km/s; r = 2.4 |
| TFC: | a = 115° d = +23° et a = 129° d = +20° (ß > 20° N) ou |
| a = 110° d = -27° et a = 098° d = +06° (ß < 20° N) |
C'est un essaim de la fin de l'année capable de réserver des surprises : le dernier sursaut d'activité des alpha-Monocérotides a eu lieu en 1995 (l'EZHR maximum, d'environ 420, n'a duré que cinq minutes. Le sursaut d'activité complet, 30 minutes). De nombreux observateurs à travers l'Europe ont pu l'observer, et les caractéristiques de l'essaim ont ainsi pu être remises complètement à jour. A lépoque, une périodicité de dix ans de ces sursauts d'activité étaient proposée, mais elle n'a pas été confirmée depuis, puisque rien d'exceptionnel n'a été observé sous la Lune en 2005. Les derniers travaus d'Esko Lyytinen, basés sur les mêmes modélisations que celles utilisées pour prévoir le sursaut d'activité 2007 des alpha-Aurigides suggèrent que le tore de poussières principal des AMO ne traversera pas l'orbite de la Terre avant 2017 et 2020, mais malheureusement, notre planète ne sera pas située à proximité de ce point ces deux années, donc rien d'exceptionnel ne devrait être observé. Il est possible qu'une petite augmentation d'activité soit observée en 2019, un peu avant la rencontre de 2020, mais cela dépendra de la largeur du tore. Esko suggère que le prochain sursaut d'activité ne devrait pas avoir lieu avant 2043. Malgré cela, les observateurs devraient surveiller attentivement cette source toutes les années, au cas où des événements inattendus surviendraient. Par exemple, le tore de poussières à l'origine des sursauts d'activité des AMO n'est pas très éloigné de la Terre de fin 2006 à fin 2009. La brièveté des derniers sursauts d'activité indique qu'il faudra observer le plus possible lorsque les ciels seront dégagés, et que les pauses devront être courtes. Le croissant de Lune ne sera d'aucune gêne cette année, car le radiant est bien visible depuis les deux hémisphères seulement à partir de 23h, heure locale, donc bien après le coucher de la Lune. S'il se vérifie, l'horaire du maximum tomberait bien pour les régions à l'Est de l'Asie, l'Australie et toutes les régions du pacifique jusqu'aux longitudes de l'Alaska.
| Actif: | 28 novembre- 9 décembre |
| Maximum: | 6 décembre 9h30m TU (&labmda;o = 254°25) |
| ZHR = | variable - généralement 3 ou moins - peut atteindre 100 |
| Radiant: | a = 018° d = -53° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 18 km/s; r = 2.8 |
| TFC: | a = 040° d = -39° et a = 065° d = -62° (ß < 10° N) |
Un seul impressionnant retour de forte activité des Phoenicides à été enregistré : celui qui correspond à sa découverte, en 1956, lorsque l'EZHR était probablement d'environ 100, avec de nombreux pics répartis sur quelques heures. Trois sursauts possibles de plus faible activité ont également été rapportés, mais jamais par plus d'un observateur, et sous des conditions incertaines. Il n'existe pas encore de données fiables sur cet essaim dans la Base de Données de Météores de l'IMO, et les données récoltées sont insuffisantes sont insuffisantes pour construire un réel profil d'activité, mais le maximum doit être proche de 2-3 mééores par heure. Cependant, l'essaim est peut-être périodique, et plus d'observations sont nécessaires, en utilisant toutes les méthodes. Depuis l'hémisphère Sud (uniquement), le radiant des Phoenicides culmine au crépuscule, et reste bien placé pendant une grande partie de la nuit. la Lune gibbeuse du 6 décembre permet d'observer dans de bonnes conditions jusqu'à ce qu'elle se lève, vers 22h30-23h heure locale pour les latitudes moyennes de l'hémisphère Sud. La très faible vitesse des Phoenicides devrait aider à les distinguer des météores sporadiques accidentellement alignés avec le radiant.
| Actif: | 27 novembre- 17 décembre |
| Maximum: | 9 décembre (&labmda;o = 257°) |
| ZHR = | 2 |
| Radiant: | a = 100° d = +08° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 42 km/s; r = 3.0 |
| TFC: | a = 088° d = +20° et a = 135° d = +48° (ß > 40° N) |
| or a = 120° d = -03° et a = 084° d = +10° (ß < 40° N) |
Seule une faible activité doit être attendue de cette source, ce qui reand indispensables des travaux télescopiques, vidéo et des tracés précis de météores à l'oeil nu, d'autant plus que les météores sont souvent peu lumineux. Les caractéristiques de l'essaim sont assez incertains, même la position du radiant. Des travaux récents de l'IMO ont seulement montré de très légers signes d'un maximum dont la date est indiquée ci-dessus. Les résultats des travaux télescopiques ont quant à eux suggéré un maximum un peu plus tardif, vers &labmda;o ~ 264° soit vers le 16 décembre, d'un radiant localisé aux coordonnées a = 117° d = +20°. Le Dernier Quartier de Lune se lève vers minuit (heure locale) partout dans le monde à la date du possible pic du 9 décembre, ce qui laisse la première moitié de la nuit pour observer, bien que le radiant culmine après le lever de la Lune, vers 1h30 heure locale. Le pic du 16 décembre devrait être encore plus facilement observable, puisqu'il coïncide avec la Nouvelle Lune.
| Actif: | 7-17 décembre |
| Maximum: | 14 décembre 5h10m TU (&labmda;o = 262°2) 2.3h |
| ZHR = | 120 |
| Radiant: | a = 112° d = +33° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 35 km/s; r = 2.6 |
| TFC: | a = 087° d = +20° et |
| a = 135° d = +49° avant 23h heure locale | |
| a = 087° d = +20° et a = 129° d = +20° après 23h heure locale (ß > 40° N) | |
| a = 120° d = -03° et a = 084° d = +10° (ß < 40° N) | |
| IFC: | a = 150° d = +20° et a = 060° d = +40° (ß > 20° N) |
| a = 135° d = -05° et a = 080° d = 00° (ß < 20° N) |
C'est un des essaim les plus jolis, et probablement le plus fiable de tous les essaims annuels de forte activité, et pour lequel le maximum d'activité coïncide avec la Nouvelle Lune cette année. Le radiant des Géminides culmine vers 2h heure locale, mais pour des sites bien au Nord de l'équateur, il se lève lorsque le Soleil se couche, et il atteint une élévation utile dès les premières heures de la soirée. Depuis l'hémisphère Sud, le radiant n'apparaît qu'aux environs de minuit heure locale. Même depuis les sites localisés plus au Sud, c'est un essaim de météores de vitesse moyenne souvent brillants : une vision récompensant tous les observateurs, quelle que soit la technique qu'ils utilisent. Le pic a montré quelques signes de variabilité dans ses taux horaires et son horaire ces dernières années, mais les maxima les mieux observés ont eu lieu dans une marge d'erreur de 2h20 autour de l'horaire mentionné ci-dessus. Cet horaire favorise les sites localisés à l'Est des Amériques jusqu'à l'Europe et l'Afrique occidentales. Si le maximum a lieu un peu plus tôt ou un peu plus tard, sa zone de visibilité se décalerai alors vers l'Est ou vers l'Ouest, erspectivement. La répartition des particules en fonction de leur masse au sein du courant fait que les météores les moins lumineux sont plus abondant 1° de longitude héliocentrique (environ 1 journée) avant le maximum à l'oeil nu, les résultats de ces observations télescopiques montrant même que les météores proviennent d'une région allongée, avec peut-être trois centres secondaires. Des résultats plus approfondis sur ce sujet seraient utiles.
| Actif: | 17-26 décembre |
| Maximum: | 22 décembre 13h30m TU (&labmda;o = 270°7) |
| ZHR = | 10 (pouvant occasionellement atteindre 50) |
| Radiant: | a = 217° d = +76° |
| Dérive du radiant: | voir Tableau 6 |
| v8 = | 33 km/s; r = 3.0 |
| TFC: | a = 348° d = +75° et a = 131° d = +66° (ß > 40° N) |
| a = 063° d = +84° et a = 156° d = +64° (ß=30° à 40° N) |
C'est un essaim visible depuis l'hémisphère Nord très peu observé, mais qui a déjà été la source de deux forts sursauts d'activité ces 70 dernières années, en 1945 et 1986. D'autres augmentations d'activité ont également été enregistrés récemment, en 1988, 1994, 2000, 2006 et 2007 (quand les EZHRs ont atteint un maximum d'environ 35 à l'heure prédit, 20 heures après le maximum classique, dans des cieux éclairés par la Lune). Des événements similaires ont également pu être manqués à cause du mauvais temps ou du faible nombre d'observateurs actifs. Toutes les techniques d'observation peuvent être utilisées pour cet essaim, car il semble que la plupart des météores sont peu lumineux. Mais vu le peu de travaux menés sur les ursides, il est difficile d'être plus précis à ce sujet. En 1996, le maximum radio a eu lieu vers &labmda;o = 270°8, par exemple, ce qui laisse supposer un maximum légèrement plus tardif le 22 décembre 2009, vers 16h TU. Les modèles développés par Esko Lyytinen et Jérémie Vaubaillon ont suggéré que la relative proximité de la comète 8P/Tuttle à l'origine de l'essaim (qui est passée au périhélie en janvier 2008) a eu une influence sur les événements de 2006 et 2007. Le modèle de Jérémie indique qu'il pourrait y avoir un nouveau pic en 2009, le 22 décembre, vers 7h14 TU, avec des ZHRs d'environ 14. Si les taux d'activité sont semblables à ceux observés habituellement, l'horaire du maximum est quant à lui foncièrement différent de l'horaire habituel. Le radiant des ursides est circumpolaire pour la plupart des sites de l'hémisphère Nord (il ne se lève pas pour la plupart de ceux de l'hémisphère Sud), mais il culmine après le lever du Soleil, et est plus haut dans le ciel en fin de nuit. Le croissant de Lune ne devrait pas poser trop de difficultés pour observer, quoi qu'il arrive le 22 décembre. L'horaire du maximum de ~7h TU est favorable aux sites de l'Amérique du Nord et ceux situés plus à l'Ouest dans l'océan Pacifique, tandis que 13h30-16h TU est plus favorable aux observateurs situés de l'Est de l'Asie au centre de l'Amérique du Nord.