Bienvenue sur le calendrier d’essaims météoriques 2007 de l'International Meteor Organization (IMO). Cette année semble se diviser en deux périodes inégales, la première s'étendant jusqu'à fin juillet, pendant laquelle les pics d'activité des essaims sont souvent mal situés, la seconde lui succédant jusqu'à la mi-décembre, et au cours de laquelle de nombreux maxima doivent avoir lieu sous des cieux sans Lune. Cela tombe donc bien pour les essaims majeurs des Perséides et Géminides, et favorise la période d'activité des Draconides et le maximum des Orionides en octobre, les Taurides et Léonides en novembre, et la plupart des essaims mineurs début décembre. Parmi les essaims les plus actifs, les plus grandes victimes seront les Quadrantides, les η-Aquarides, les δ-Aquarides sud et les Ursides. Bien que l’idéal serait de surveiller l'activité météorique tout au long de l'année, nous comprenons que cela est difficilement possible pour la plupart des observateurs, c'est pourquoi ce calendrier fut réalisé pour la première fois en 1991, pour aider ces derniers à gérer leur emploi du temps, en faisant la liste des périodes d’activité importantes pendant lesquelles un effort particulier sera le plus utilement déployé. Cependant, même si nous y avons inclus les dates et horaires prévus des maxima de tous les essaims (nocturnes ou diurnes), calculés à partir des meilleures données disponibles, il est primordial de se rappeler que dans la plupart des cas, la position de tels maxima n’est pas connue avec une précision inférieure à 1° en longitude héliocentrique (voire plus faible pour les essaims radio diurnes, qui n'ont été régulièrement observé que depuis peu). De plus, les variations individuelles de chaque essaim d'une année sur l'autre font que les retours d'activité passés ne sont au mieux que des guides pour éventuellement prévoir les dates des maxima, même dans le cas des grands essaims, d'autant que certains d'entre eux sont connus pour présenter une redistribution des particules en fonction de leur masse à l'intérieur même des courants de météoroïdes. C'est pourquoi les maxima radio, photographiques, télescopiques, vidéo et à l’œil nu peuvent avoir lieu à des moments différents, et ce quel que soit l’essaim observé, en fait. La plus grande partie des données disponibles ont été obtenues à l’œil nu pour les essaims majeurs, ce qui doit être gardé à l'esprit par ceux qui utiliseront d'autres techniques d'observation.
Le plus gros de ce Calendrier est la Liste des Essaims Actifs à l’œil nu (voir tableau 5), réalisée grâce aux mises à jour régulières des analyses faites à partir de la base de données de météores de l'IMO, l'inventaire le plus complet disponible aujourd'hui pour l’observation à l’œil nu. Même si cela ne peut être une liste exhaustive des essaims météoriques présents tout au long de l'année, puisque nombre d'entre eux ne peuvent pas être correctement détectés à l’œil nu, ou ne peuvent être distingués de l'activité sporadique de fond uniquement avec des observations radar, télescopiques ou photographiques.
L'objectif de l'IMO est d'encourager la collecte, l'analyse et la publication de données météoriques combinées à partir d'observations obtenues de sites partout dans le monde, afin d'approfondir notre connaissance de l'activité météorique telle qu'elle peut être détectée depuis la surface terrestre. Des résultats obtenus à partir de quelques endroits très localisés ne pourront jamais donner une telle compréhension globale, et c'est grâce aux efforts des nombreux observateurs de l'IMO partout dans le monde depuis 1988 que nous avons été capable de réaliser ce que nous avons en ce moment. Ce n'est cependant pas de l’autosatisfaction, puisque c'est uniquement grâce au support continu de nombreuses personnes à travers le monde entier que nous posons les marches vers une modélisation de plus en plus complète des flux de météoroïdes dans le voisinage de la Terre. Cela signifie que tous les observateurs, où qu'ils soient, et quelle que soit la méthode d'observation qu'ils utilisent, devraient suivre les consignes d'observation standard de l'IMO lorsqu'ils compilent leurs observations leurs données, et les envoient le plus rapidement possible à la Commission appropriée pour être analysées.
Les méthodes d'observation à l’œil nu et photographiques restent les plus populaires pour la surveillance nocturne des météores (lorsque la météo est favorable), même si elles sont toutes deux très sensibles à la présence de la lumière de la Lune. Les observations télescopiques sont moins courantes, mais elles permettent de définir finement les structures des radiants, et de détecter précisément les essaims de très faible activité. La vidéo continue d'être dynamiquement utilisée, et elle porte de plus en plus ses fruits. Cette dernière a les avantages, et les inconvénients, des observations photo et à l’œil nu, ainsi que d'autres qui leur sont propres, mais elle prend de plus en plus d'importance. Les récepteurs radio peuvent être utilisés tout le temps (si les transmetteurs le permettent !), sans tenir compte de la couverture nuageuse, de la Lune, ou du Soleil, et permettent une surveillance 24h/24 des météores qui peut être faite sous la plupart les latitudes. Combinées, ces méthodes couvrent théoriquement toute la gamme de taille de météoroïdes, allant des plus grands bolides (en imageant l'intégralité du ciel en vidéo ou en photo, ou en observant à l’œil nu) aux minuscules grains de poussière produisant de très faibles météores télescopiques ou radio.
Toujours est-il que quelle que soit la méthode que vous utiliserez et les dates auxquelles vous observerez, nous vous souhaitons une année d'observation pleine de succès, en attendant avec impatience de recevoir vos données. Bons cieux !
La Pleine Lune gâche les Quadrantides dans l’hémisphère nord début janvier (maximum prévu vers 0h30m TU le 4 janvier), et la même chose se reproduit pour le maximum des α-Centaurides avec la Lune gibbeuse pour l’hémisphère sud, prévu le 8 février, vers 11h TU. Le petit essaim des δ-Léonides, fin février, devrait tout juste être rescapé de la Lune croissante. La période intéressante de fin janvier à la mi-février (pendant laquelle l’activité de nombreux essaims de météores rapides et peu lumineux, dont les radiants se situent dans la région Chevelure-Lion-Vierge a été soupçonnée ces dernières années) tombe elle pendant la Nouvelle Lune et la Lune croissante, laissant des cieux profonds pour ce qui semble être la période la plus active s’étendant du 20 au27 janvier. La mi-mars n’apportera qu’un maigre retour des γ- Normides, avec un pic possible le 14 ou le 17 mars (l’essaim n’a pas été correctement observé depuis des années, et son existence a même été mise en doute certaines années), pendant la Lune décroissante. Le 17 mars présentera les meilleures conditions d’observation, à deux jours de la Nouvelle Lune, pour tous ceux qui veulent essayer de surveiller cette éventuelle source. Les horaires approximatifs des maxima radio prévus pour les essaims diurnes de ce trimestre sont : 1er février 20h TU pour les Capricornides/Sagittarides et 13 février à 22h TU pour les χ-Capricornides. Des résultats radio récents suggèreraient que la date du maximum des Cap/SGr pourrait varier et tomber entre le 1er et le 4 février however, tandis que le pic prévu des χ- Capricornides a toujours eu tendance a être faible et avoir lieu avec un retard pouvant atteindre une journée. Les radiants de ces deux essaims étant situés à moins de < 10° —15° à l’ouest du Soleil lors de leur maximum, ils ne peuvent constituer des cibles éventuelles pour les observateurs à l’œil nu, même depuis l’hémisphère sud.
La nouvelle Liste d’Essaims Actifs à l’œil nu de cette année ne fera pas l’inventaire des différentes périodes individuelles d’activité des essaims variés liés à l’écliptique, mais les combine en une source active pendant toute l’année dont la dérive du radiant est donnée par le Tableau 6.
La Source Antihélique produit majoritairement des météores peu lumineux en janvier et est particulièrement destinée aux observations télescopiques, avec un radiant large, diffus et complexe qui se compose vraisemblablement de plusieurs radiants secondaires. Les observateurs à l’œil nu devraient prendre en compte un radiant dont les dimensions minimales seraient 20° en α et 10° en δ autour de la position donnée par la carte ci-dessus. Les observations envoyées à l’IMO ces dix dernières années ont suggéré qu’un maximum d’activité pourrait avoir lieu vers λ = 297° ( 17 janvier 2007), bien que les ZHRs ne doivent alors pas dépasser ~ 3 —4. La Nouvelle Lune du 19 janvier font que ce possible pic devrait se dérouler sans Lune, et des sessions d’observations pendant toute cette période pour voir ce qui se passe devraient absolument être tentées. Les longues nuits hivernales de l’hémisphère nord sont idéales pour observer, puisque le radiant est au-dessus de l’horizon pendant presque toute la nuit depuis les deux hémisphères.
Le radiant de cet essaim est très proche de la source antihélique, mais sa position en est toutefois bien distincte et est probablement liée à l’astéroïde (4450) Pan, ce qui en fait une source intéressante pour l’astronomie des météores. Les taux sont généralement bas, et les météores généralement faibles, donc c’est un candidat tout désigné pour les observations télescopiques. Les observateurs à l’œil nu doivent faire des tracés très précis des météores pour les différencier des météores antihéliques tout proches, ainsi que des sporadiques. Les sites d’observation de l’hémisphère nord sont avantagés, mais les observateurs de l’hémisphère sud ne devraient pas le négliger non plus, car ils sont mieux placés pour définir l’activité des possibles radiants secondaires de la Source Antihélique. La nuit du maximum, la Lune gibbeuse se couche bien avant l’aube au nord de l’Equateur pour permettre quelques heures d’observation au moins, même si les latitudes moyennes de l’hémisphère sud sont considérablement avantagés, avec un coucher de Lune vers minuit. Le radiant des δ-Léonides est ensuite bien placé pour l’observation pendant le reste de la nuit.
L’activité météorique est maximale pendant lors du passage du mois d’avril au mois de mai, avec les pics des Lyrides et des π-Puppides fin avril. Viennent ensuite les η-Aquarides début mai (pic prévu vers 12h TU le 6 mai), qui seront gachées par la Lune, puis les η-Lyrides — un nouvel essaim de la Liste des Essaims actifs — avec un pic vers le 9 mai, 12h. Puis, pendant le reste du mois de mai et le mois de juin, l’activité météorique devient diurne, avec six maxima d’essaims prévus à cette période. Car même si certains affirment avoir observé d’occasionnelles o-Cétides et Ariétides depuis les régions tropicales et l’hémisphère sud, il est impossible de calculés des ZHRs raisonnables à partir de telles observations. Pour les observateurs radio, les dates et horaires théoriques des pics des essaims sont les suivants : le 20 avril, 21h pour les Piscides d’avril; le 24 avril, 21h pour les δ-Piscides; le 9 mai, 20h pour les ε Ariétids; le 16 mai, 21h pour les Ariétides de mai; le 20 mai, 19h pour les o-Cétides; le 7 juin, 23h pour les Ariétides; le 9 juin, 22h pour les ζ-Perséides le 28 juin, 21h pour les et β-Taurides. Des signes d’activité de la plupart de ces essaims ont été retrouvés dans les données radio de 1994 à 2005, bien que certains soient difficiles à définir individuellement à cause de la proximité de leur radiant avec d'autres. De plus, les maxima des Ariétides et des zeta-Perséides ont tendance à se mêler, ce qui se marque par une forte signature radio pendant quelques jours début juin. Il semble également que ces deux maxima auraient actuellement lieu jusqu'à une journée plus tard que les horaires indiqués ici. La Source Antihélique est quant à elle toujours présente, se situant dans la Balance jusqu’à la fin avril, dans le Scorpion et Ophiuchus en mai, puis dans le Sagittaire en juin. Le déplacement du centre de ce radiant complexe est indiqué par les deux figures suivantes. Pour les observateurs de l’hémisphère nord, les conditions sont très favorables pour l’observation de potentielles Lyrides de juin cette année, un peu moins pour la chasse traque possible des Boötides de juin.
L’horaire, λ = 32°32, indiqué ci-dessus est celui du maximum “idéal” tel qu’il a été determine par l’analyse la plus approfondie réalisée à ce jour, publiée en 2001 Audrius Dubietis et Rainer Arlt, À partir des resultants obtenus par l’IMO de 1988 à 2000. Cependant, la date du maximum semble varier d’une année sur l’autre de λ = 32°0 à 32°45 (équivalentà la période s’étendant du 22 avril 2007, 14h45m au 23 avril, 1h45m TU). L’activité est également variable. Un pic au bon moment produira les ZHRs les plus élevés, d'environ 23, tandis que plus la date du maximum s'éloigne de cette date idéale, plus les ZHRs diminuent, pour descendre jusqu'aux environs de 14. (Le dernier grand maximum eut lieu en dehors de la période étudiée, en 1982, au-dessus des Etats-Unis, et un ZHR très court de 90 a été enregistré). Le ZHR moyen pendant les treize années de la période étudiée était toujours supérieur à 18. Et alors qu'on pensait alors que le pic de cet essaim était court et assez important, ces travaux récents révélèrent que sa durée est en fait également variable. Ceci peut-être estimé en mesurant la durée pendant laquelle les ZHRs sont au-dessus de la moitié de la valeur maximale, la largeur à mi-hauteur (FWHM : Full- Width-Half-Maximum). Cette dernière a varié de 15 heures en 1993 à 62 heures en 2000, avec une valeur moyenne de 32 heures. Néanmoins, les taux les plus importants ne sont atteints que pendant quelques heures. Une autre caractéristique découverte, confirmant les données réalisées plus tôt au XXème siècle, est que, lorsque les taux sont les plus importants, une augmentation de très courte durée du nombre de Lyrides de plus faible luminosité est observée. Dans tous les cas, l'imprévisibilité de l'essaim des Lyrides vaut la peine qu'on les observe, car on ne peut pas prédire quand le prochain sursaut d'activité peut avoir lieu.
Les Lyrides sont observées plus facilement depuis l'hémisphère Nord, mais elles sont également visibles depuis beaucoup de sites situés au nord et au sud de l'équateur, et peuvent être surveillées par tous les moyens d'observation. Comme le radiant de l'essaim s'élève pendant la nuit, les observations peuvent être réalisées à partir de 22h30m environ, heure locale pour les sites aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord, mais seulement à partir de minuit pour les sites des latitudes moyennes de l’hémisphère sud. La Lune croissante, en Premier Quartier le 24 avril, se couche à peu près entre minuit et 1h pour les latitudes moyennes de l’hémisphère nord le 22 avril, réservant plusieurs heures de ciel bien noir pour les observateurs entre le coucher de la Lune et l’aube (en allant vers le nord, les durées des périodes d’observations vont cependant en s’amenuisant). Pour les latitudes moyennes de l’hémisphère sud, la Lune se couche bien plus tôt en milieu de soirée, donc les cieux seront bien sombres lorsque le radiant sera au-dessus de l’horizon. Si le maximum a lieu à l’horaire idéal, il devrait être le mieux visible depuis les sites européens, et la plupart (surtout ceux situés au nord) de ceux d’Afrique, et jusqu’en Asie centrale, mais d’autres horaires de maxima peuvent être possibles, comme il l’a été explicité auparavant.
L’activité de ce jeune courant produit par la comète 26P/Grigg-Skjellerup n’a été détectée que depuis 1972. Des maxima notables de très courte durée de 40 météores par heure eurent lieu en 1977 et 1982, ces deux années correspondant au passage au périhélie de la comète génitrice de l'essaim, mais avant 1982, seule une faible activité avait été observée les autres années. En 1983, un ZHR de 13 a été enregistré, suggérant peut-être que les particules de matière avaient commencé à se disperser le long de l'orbite de la comète, comme le prévoit la théorie. La comète Grigg-Skjellerup est passée pour la dernière fois au périhélie en novembre 2002, mais aucune activité significative n'a été observée en avril 2003. Son prochain passage à proximité du Soleil est prévu pour mars 2008, ce qui fait des π-Puppides une source potentiellement intéressante cette année. Il est possible que l’activité soit cependant faible, mais une surveillance régulière de cet essaim est vitale, car il est généralement très inégalement observé, et des maxima de courte durée ont pu être manqués par le passé.
Les π-Puppides sont plus facilement visibles depuis l'hémisphère sud, où des observations utiles pourront être réalisées avant minuit, car le radiant est ensuite très bas jusqu'à son coucher après 1h heure locale. Le 24 avril 2007, le Premier Quartier de Lune se couche vers minuit (heure locale) depuis ces sites d’observations, ce qui ne laisse que de très courtes fenêtres d’observation sous des cieux bien sombres. Les sites les mieux placés, combinant cieux profonds et visibilité du radiant seront probablement ceux d’Afrique du Sud, si l’horaire prévu du maximum se révèle être le bon. Jusqu'ici, des données provenant d'observations à l'œil nu et radio ont été collectées sur l'essaim mais la nature lente et brillante de ces météores en font également des sujets idéaux en photographie. Aucune donnée télescopique ou vidéo n'a encore été rapportée en détail.
Cette possible source ne fait pas partie intégrante de la Liste des Essaims Actifs à l’œil nu de l’IMO car, mise à part une activité enregistrées depuis des sites de l’hémisphère nord dans les années 1960 et 1970, les preuves de son existence ont été quasiment inexistentes depuis. En 1996, plusieurs observateurs ont indépendamment enregistré quelques Lyrides de juin, mais aucune activité évidente n’en a cependant été déduite. Le date du maximum théorique en 2007 correspond à une Lune quasi-Nouvelle, créant ainsi des conditions d’observation parfaites pour tous les observateurs qui voudraient surveiller ce possible essaim. Le radiant devrait se situer quelques degrés au sud de l’étoile brillante Véga (α Lyrae), et devrait donc être bien visible tout au long des courtes nuits estivales, mais il existe des divergences sur sa position dans la littérature. Les trajectoires de tous les météores suspectés d’être des Lyrides de juin devraient être précisément tracées, en étant particulièrement vigilant sur la vitesse apparente des météores. Une confirmation ou infirmation de l’activité de cette source par des techniques d’imagerie serait également très utile.
A la suite du sursaut d'activité inattendu de cet essaim en 1998, lorsque des ZHRs de 50 —100, voire plus, ont été visibles pendant plus d'une demi-journée, cette source a été réintroduite dans la liste des essaims actifs visibles de l'IMO. Un sursaut d'activité plus récent et de durée similaire, mais avec des ZHRs compris entre ~ 20 et 50 a été observé le 23 juin 2004, avant même qu'une activité bien définie n’ait été enregistrée. Nous encourageons tous les observateurs à surveiller régulièrement la période d'activité en cas de sursauts d'activité. Avant 1998, seuls deux sursauts bien déterminés de cet essaim avaient été enregistrés en 1916 et 1927, mais aucun rapport significatif n’ayant été fait entre 1928 et 1997, il semble que les particules n'ont alors plus rencontré la Terre. La dynamique de ce courant était alors encore mal connue, mais des nouveaux modèles théoriques en ont amélioré notre compréhension. L'orbite de la comète à l'origine de l'essaim, 7P/Pons-Winnecke, passe maintenant 0.24 UA à l'extérieur de l'orbite terrestre lors de sa plus grande approche. Son dernier passage remonte à 2002, et le prochain est prévu fin 2008. C'est pourquoi les sursauts d'activité de 1998 et 2004 résultent probablement de particules laissées bien plus tôt par la comète, et qui se situent maintenant sur des orbites légèrement différentes de celle de la comète actuellement. Ces deux sursauts auraient en fait été causés par du matériel contenu dans des tores de poussières libérés par la comète lors de différents passages au périhélie au 19ème siècle. A l’heure où nous écrivons ce commentaire, il n’existe aucune prédiction d’activité pour 2007, mais la deuxième Pleine Lune de juin du 30 compliquera l’observation d’un maximum dont l’horaire correspondrait au sursaut de 1998 (donné ci-dessus). Le coucher de la Lune, 1h et 2h heure locale ne laissera qu’un court — voire très court sur certains sites! — interlude de ciel noir pour les regions de l’hémisphère nord où le crepuscule ne dure pas toute la nuit. Même de ces sites, le radiant est à une élévation utile pe