L’activité météorique est maximale est maximale entre avril et mai, avec des pics d’activité dont on ne peut espérer grand chose à cause de la Lune, comme celui des Lyrides (entre 2h30m et 13h30m TU le 22 avril, d’autant plus fort qu’il tombera aux environs de 10h30m TU) et les π-Pupides (vers 15h30m TU le 23 avril). Début mai, les η-Aquarides sont mieux placées par rapport à une Lune presque Nouvelle. Puis, le reste du mois de mai et le mois de juin, la plus grande partie de l’activité météorique se déroule en plein jour, avec six maxima d’essaims prévus pendant cette période. Même si quelques ο-Cétides et Ariétides ont été observés à l’œil nu depuis les tropiques et l’hémisphère sud ces dernières années, aucun ZHR ne peut être calculé à partir de telles observations. Pour les observateurs radio, les horaires (en TU) prédits pour les pics théoriques sont les suivants : 20 avril, 9h pour les Piscides d’avril; 24 avril, 9h pour les dmso-bidi- font-size:10.0pt'>- Piscides; 9 mai, 7h pour les emso-bidi-font- size:10.0pt'>- Ariétides; 16 mai, 8h pour les Ariétides de mai; 20 mai, 7h pour les ο-Cétides; 7 juin, 10h pour les Ariétides; 9 juin, 10h pour les ζ-Perséides; et 28 juin, 9h pour les β-Taurides.
La plupart de ces pics ont montré des signes d'activité dans les données radio récoltées de 1994 à 2002, bien que certains d'entre eux soient difficiles à déterminer à cause de leur proximité avec d'autres sources, tandis que les maxima des Ariétides et des ζ-Perséides ont tendance à se mêler l'un dans l'autre, se signalant ainsi par une forte activité radio pendant quelques jours début juin. Il y a également des indices selon lesquels ces deux maxima aurait lieu jusqu’à un jour plus tard que les prévisions données ci-dessus. L'activité à l’œil nu des complexes liés à l'écliptique perdure avec des Virginides tardives jusqu'à la mi-avril, date à partir de laquelle l'essaim change de nom et devient celui, d'activité mineure, des Sagittarides, dont les pics ont probablement lieu en mai- juin. Les observateurs de l’hémisphère nord ne verront pas leur tâche facilitée par la présence de la Lune gibbeuse croissante proche du maximum possible des Lyrides de juin le 16 juin, tandis qu’une Lune gibbeuse décroissante rendra également difficile toute chasse aux Bootides de juin autour de la date de leur maximum prévu le 27 juin (peut-être dans un intervalle de six heures autour de 8h TU, si jamais quelque chose se manifeste). Des informations plus approfondies sur ces deux essaims sont disponibles dans le Calendrier d’essaims météoriques 2004.
Actif : du 19 avril au 28 mai;
Maximum : le 5 mai, à 24h TU (sol = 45.45°);
ZHR = 60 (variable de façon périodique, ~ 40-85);
Radiant : alpha = 338°, delta = -01°;
Dérive du radiant : voir Tableau 6;
V = 66 km/s;
r = 2.6;
TFC : alpha = 319°, delta = +10° et
alpha = 321°, delta = -23° (bêta < 20° S)
C’est un très bel et riche essaim associé à la comète 1P/Halley, comme les Orionides en octobre, mais il n’est observable que quelques heures avant l’aube, surtout depuis les sites tropicaux et de l’hémisphère sud. Cependant, des résultats utilisables sont quand même parvenus depuis des sites de latitude proche de 40°N ces dernières années, et quelques météores ont même été observés encore plus au nord, mais une plus grande activité des observateur serait bénéfique à cet essaim. Les météores rapides et souvent brillants valent le coup d’attendre le lever du radiant, et beaucoup d’entre eux laissent derrière eux des traînées persistantes brillantes. Pendant que le radiant est bas sur l’horizon, les h-Aquarides tendent à avoir de très longues trajectoires, ce qui peut amener les observateurs à sous-estimer la vitesse angulaire des météores, donc il faut faire plus attention lorsqu’on fait de tels rapports d’observation.
Un maximum plutôt étalé, parfois avec un nombre variable de submaxima, a généralement lieu début mai. Des nouvelles analyses de l’IMO ces dernières années, basées sur les données collectées entre 1984 et 2001, ont montré que les ZHRs sont la plupart du temps supérieurs à 30 entre le 3 et le 10 mai, et que les taux lors du pic semblent varier sur une période d’environ 12 années. Les prochains plus forts taux devraient tomber vers 2008-2010, si l’influence jovienne est confirmée. Les ZHRs observés à l’œil nu devraient donc tourner aux alentours de 50-60 en 2005, selon cette hypothèse. Dans tous les cas, la fine Lune décroissante les 5 et 6 mai (Nouvelle Lune le 8), ne perturbera que très peu les observateurs de l’hémisphère sud tard dans la nuit. Toutes les formes d’observations peuvent être utilisées pour étudier cet essaim, les travaux radio permettant de suivre l’activité même depuis des sites situés aux hautes latitudes nord pendant la matinée. Le radiant culmine à 8h heure locale.
Figure 4 - Position du radiant des η-Aquarides.